🌍 Conflit au Moyen-Orient

Israël et le Moyen-Orient n’ont pas besoin d’une «crise» en Cisjordanie, selon Rubio

De nombreux pays occidentaux, dont le Canada, dénoncent depuis des mois l’expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie.

Publié le 

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'adresse aux médias après avoir rencontré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, mercredi 23 septembre 2026, à New York. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'adresse aux médias après avoir rencontré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, mercredi 23 septembre 2026, à New York. (Yuki Iwamura/AP Photo/Yuki Iwamura)

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a mis en garde mercredi contre une nouvelle crise autour de la Cisjordanie occupée par Israël où la situation des Palestiniens victimes de violences de colons israéliens suscite l’indignation internationale.

«La dernière chose dont Israël ou la région ont besoin, c’est une crise supplémentaire ou d’un point de friction additionnel», a-t-il déclaré en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

«Nous comprenons que c’est le cas», a-t-il dit, alors qu’un colon israélien a été tué par un Palestinien dimanche, peu avant la fête de Yom Kippour, jour le plus sacré du judaïsme.

De nombreux pays occidentaux dont le Canada, la France et le Royaume-Uni, dénoncent depuis des mois l’expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie qui sapent, selon eux, toute perspective d’État de Palestine.

La montée de la violence des colons a en outre décidé Londres, Paris et Ottawa à annoncer le 8 septembre des sanctions sur le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie.

Marco Rubio a lui-même par le passé déploré les «tensions en Cisjordanie» occupée entre colons israéliens et population palestinienne. Mais Washington n’a pas emboîté le pas de ses alliés en sanctionnant Israël.

Les défis de l’accord sur le désarmement du Hamas et un retrait israélien de Gaza Voyez le compte-rendu de la situation de Juliette Poireau.

Au contraire, l’une des premières mesures prises par Donald Trump après son retour à la Maison-Blanche a été de lever les sanctions contre les colons.

Depuis, l’administration commente rarement la situation en Cisjordanie occupée tout en s’opposant à toute annexion de ce territoire palestinien par Israël.

«Le président (Donald Trump) pense véritablement que le monde n’a pas besoin aujourd’hui (…) d’une crise en Cisjordanie», a insisté Marco Rubio mercredi. «Je crois que nous avons été clairs» sur ce sujet.

Outre la France, le Canada et le Royaume-Uni, 9 pays (Danemark, Espagne, Finlande, Irlande, Islande, Norvège, Pologne, Portugal, Suède) ont confirmé leur intention de, soit imposer des restrictions nationales au commerce de biens avec des colonies jugées illégales au regard du droit international, soit de soutenir des restrictions européennes.