L’armée israélienne a émis lundi des appels à évacuer concernant plus de 10 villages dans le sud du Liban, avant des attaques prévues contre le Hezbollah pro-iranien, malgré la trêve en cours.
Dans un premier communiqué, Avichay Adraee, porte-parole militaire arabophone, a énuméré 10 localités, en majorité situées dans le secteur de Nabatiyé, affirmant que l’armée était «obligée d’agir avec force» contre le Hezbollah «à la lumière des violations de l’accord de cessez-le-feu».
Il a ensuite appelé les habitants d’un immeuble de Rachidiyé et de deux bâtiments de Bourj al-Chamali, dans la région de Tyr, à quitter les lieux.
Ces bâtiments sont «utilisés» par le mouvement chiite Hezbollah, selon le porte-parole.
Le Liban a été entraîné dans le conflit au Moyen-Orient le 2 mars, après des tirs du Hezbollah sur Israël en soutien à l’Iran, ciblé par une offensive israélo-américaine.
En dépit d’un cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril, Israël et le Hezbollah échangent quotidiennement des tirs.
Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes ont depuis début mars fait plus de 3100 morts.
L’armée israélienne a elle annoncé lundi la mort d’un soldat survenue la veille, portant à 23 le nombre de pertes dans ses rangs depuis le déclenchement des hostilités avec le Hezbollah, en plus d’un contractuel civil.
