Conflit au Moyen-Orient

Israël demande aux États-Unis de ne pas vendre d’avions de combat F-35 à la Turquie

«Cela perturberait l’équilibre des forces au Moyen-Orient.»

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Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou tient une conférence de presse à Jérusalem, ce lundi 15 juin 2026. Photo Pool via AP Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou tient une conférence de presse à Jérusalem, ce lundi 15 juin 2026. Photo Pool via AP (Ronen Zvulun)

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a exhorté lundi les États-Unis à ne pas vendre d’avions de combat F-35 à la Turquie, où Donald Trump est attendu pour un sommet de l’OTAN, dans une entrevue à Fox News.

«Je ne pense pas qu’il faille leur fournir des F-35 ou les moteurs pour leurs avions de combat, car cela perturberait l’équilibre des forces au Moyen-Orient», a argumenté Benjamin Netanyahou.

Washington a exclu en 2019 Ankara du programme de F-35 suite à l’acquisition par les Turcs du système russe de défense antimissile S-400 en 2017.

Interrogé en juin sur un possible accès de la Turquie aux F-35, le président américain avait répondu qu’il allait prochainement rendre le président turc Recep Tayyip Erdogan «très heureux».

Une telle décision nécessite toutefois le feu vert du Congrès, ce qu’a rappelé le vice-président JD Vance, présent aux côtés de Donald Trump dans le Bureau ovale pendant cet échange.

Le F-35 de Lockheed Martin, le plus sophistiqué des avions de combat américains, a été développé par les États-Unis en partenariat avec d’autres pays de l’OTAN, dont la Turquie est membre, dans le cadre d’un programme appelé Joint Strike Fighter (JSF).

Le sommet de l’OTAN, organisé mardi et mercredi en Turquie, réunira les dirigeants des 32 États membres de l’Alliance atlantique.