Conflit au Moyen-Orient

Iran: qui est mort dans la famille Khamenei?

Voilà ce que l’on sait.

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Une femme brandit une photo de l'ayatollah Ali Khamenei, le défunt Guide suprême iranien, alors que des partisans du gouvernement défilent pour protester contre la campagne militaire américano-israélienne en cours, après la prière du vendredi à la Grande Mosquée de l'Imam Khomeini à Téhéran, en Iran, le vendredi 6 mars 2026. Une femme brandit une photo de l'ayatollah Ali Khamenei, le défunt Guide suprême iranien, alors que des partisans du gouvernement défilent pour protester contre la campagne militaire américano-israélienne en cours, après la prière du vendredi à la Grande Mosquée de l'Imam Khomeini à Téhéran, en Iran, le vendredi 6 mars 2026. (Vahid Salemi)

Deux semaines après le début du conflit, un certain mystère perdure autour du sort des membres de la famille de l’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême tué dans les premières frappes américano-israéliennes sur l’Iran le 28 février.

Son fils Mojtaba, le nouveau guide suprême, a déclaré dans un message lu par une présentatrice de la télévision d’État jeudi qu’en plus de son père, il avait perdu dans l’attaque sa «chère et fidèle épouse», sa sœur, sa nièce et son beau-frère.

Voilà ce que l’on sait sur les principaux membres de la famille Khamenei.

Les morts confirmés

Ali Khamenei

Les responsables iraniens ont d’abord nié le 28 février la mort, à 86 ans, du guide suprême qui dirigeait l’Iran depuis 1989, mais les médias d’État ont confirmé le lendemain qu’il avait été tué.

Aucune image de son corps n’a été rendue publique en Iran et des funérailles nationales, qui devaient avoir lieu quelques jours après son décès, ont été reportées sine die.

Sur cette photo publiée par le site officiel du bureau du Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei s'exprime sous un portrait du défunt fondateur de la révolution, l'ayatollah Khomeini, lors d'une cérémonie réunissant un groupe de responsables, à Téhéran, en Iran, le samedi 8 mars 2025. Sur cette photo publiée par le site officiel du bureau du Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei s'exprime sous un portrait du défunt fondateur de la révolution, l'ayatollah Khomeini, lors d'une cérémonie réunissant un groupe de responsables, à Téhéran, en Iran, le samedi 8 mars 2025. (Bureau du Guide suprême iranien via AP)

Mojtaba Khamenei a indiqué dans son message qu’il avait vu le corps du défunt ayatollah après son «martyre». Il a décrit son corps comme «une montagne de fermeté», avec le poing de sa seule main fonctionnelle serré en signe de défi — son autre bras étant paralysé à la suite d’un attentat à la bombe dans les années 1980.

Zahra Haddad-Adel

L’épouse de Mojtaba Khamenei a été annoncée morte dans des déclarations télévisées.

Elle était la fille de Gholam Ali Haddad-Adel, une figure conservatrice en vue et ancien président du Parlement. De tels mariages entre membres de familles religieuses conservatrices influentes sont courants au sein de l’establishment politique iranien.

Autres membres de la famille

Mojtaba Khamenei a déclaré que sa «sœur dévouée jusqu’au sacrifice» avait été tuée, ainsi que sa nièce, et le mari de son «autre sœur». Il n’a pas précisé les noms.

En plus de trois frères, Mojtaba avait deux sœurs, Hoda et Boshra.

Hoda a épousé Mesbah Bagheri Kani, le fils du religieux éminent Mohammad-Bagher Bagheri. Boshra s’est mariée avec le fils de l’ancien chef de cabinet d’Ali Khamenei, le religieux Mohammad Mohammadi Golpayegani.

Il existe également des informations non confirmées selon lesquelles plusieurs des petits-enfants d’Ali Khamenei auraient été tués.

Les vivants présumés

L’épouse d’Ali Khamenei

Son sort est incertain. Certains médias iraniens avaient annoncé que Mansoureh Khojasteh Bagherzadeh avait été tuée dans les frappes du 28 février.

Mais Mojtaba Khamenei ne l’a pas mentionnée parmi les morts et l’agence de presse Fars a indiqué jeudi qu’elle avait survécu. «L’épouse du guide suprême martyr est en vie et les premières informations annonçant son martyre étaient erronées», a-t-elle spécifié.

L’épouse du guide suprême était, malgré la position éminente de son mari, extrêmement discrète, apparaissant peu en public et presque jamais photographiée.

Mojtaba Khamenei

Le message de Mojtaba Khamenei, diffusé jeudi sans contenu vidéo ni audio, n’a rien fait pour dissiper les spéculations sur son état, après les annonces par la télévision d’État et certains responsables qu’il avait été blessé dans les frappes.

Cette image, tirée d'une vidéo diffusée par la télévision d'État iranienne, montre Mojtaba Khamenei, un fils du guide suprême iranien assassiné, qui a été désigné comme prochain dirigeant de la République islamique, ont annoncé les autorités lundi 9 mars 2026. Cette image, tirée d'une vidéo diffusée par la télévision d'État iranienne, montre Mojtaba Khamenei, un fils du guide suprême iranien assassiné, qui a été désigné comme prochain dirigeant de la République islamique, ont annoncé les autorités lundi 9 mars 2026. (Télévision d'État iranienne via AP)

L’ampleur de ses blessures demeure sujette à conjecture, de même que la question de savoir si c’est leur gravité — plutôt que des impératifs de sécurité — qui l’empêche d’apparaître en public.

«Nous savons que le nouveau soi-disant dirigeant, pas si suprême que ça, est blessé et probablement défiguré», a déclaré vendredi le ministre de la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, lors d’une conférence de presse.