🌍 Conflit au Moyen-Orient

Hausse des attaques contre les navires dans le détroit d’Ormuz

Les navires marchands transitant par ce passage ont été pris pour cibles par l’Iran pour la première fois en mars.

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Une fillette se balance le long du rivage tandis que des cargos et d'autres navires commerciaux semblent être à l'ancre dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, le 13 octobre 2026. Une fillette se balance le long du rivage tandis que des cargos et d'autres navires commerciaux semblent être à l'ancre dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, le 13 octobre 2026. (Razieh Poudat/AP Photo/Razieh Poudat)

Au moins 10 navires ont été attaqués dans le détroit d’Ormuz ou à proximité depuis dimanche, des chiffres en forte augmentation depuis le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, selon les données de sécurité publiées mercredi.

Quatre navires ont été frappés mardi et six dimanche, un nombre jamais atteint en une seule journée depuis le début du conflit fin février, d’après des données de la société de sécurité Vanguard, de l’Organisation maritime internationale (OMI) et de l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Deux marins sont signalés disparus et un porte-conteneurs a coulé après ces récentes attaques, selon les sources maritimes.

Les navires marchands transitant par ce passage ont été pris pour cibles par l’Iran pour la première fois en mars, en représailles aux frappes américano-israéliennes sur son territoire.

L’Iran revendique le contrôle du détroit d’Ormuz, où transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures mondiaux, et prend régulièrement pour cible des navires qui s’y aventurent sans son autorisation.

Depuis le début du mois d’octobre, 23 attaques ont été recensées, soit presque le double du nombre moyen d’incidents mensuels enregistrés depuis le début du conflit.

Reprise des négociations entre l’Iran et les États-Unis, selon Trump Donald Trump a annoncé une reprise du dialogue avec l’Iran, démentie par Téhéran qui a assuré qu’il n’y avait pas de négociations en cours.

Le trafic à travers Ormuz est «récemment revenu à environ 80% des niveaux d’avant-conflit, malgré le conflit», souligne auprès de l’AFP l’analyste de la société de sécurité britannique Vanguard, Barun Gupta.

«Augmenter le tempo des attaques donne donc à Téhéran un moyen de démontrer qu’il peut toujours perturber cette reprise et imposer des coûts à la navigation commerciale et aux marchés énergétiques mondiaux», ajoute-t-il.

Pour Barun Gupta, la promesse faite par Trump la semaine dernière de ne pas lancer de nouvelles attaques contre l’Iran avant les élections de mi-mandat aux États-Unis pourrait également expliquer la recrudescence des attaques, offrant à Téhéran l’opportunité d’«accroître la pression avec un risque immédiat moindre d’escalade militaire américaine».

Vingt-quatre marins sont morts après des frappes dans la zone proche du détroit d’Ormuz depuis le début du conflit, selon l’OMI.