Conflit au Moyen-Orient

Forte baisse du pétrole après les «grands progrès» annoncés par Trump

«Le marché pétrolier semble croire au récit d’un accord de paix qui s’est rapproché.»

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Un homme s'apprête à faire le plein d'essence à Toronto, le 1er avril 2019. Un homme s'apprête à faire le plein d'essence à Toronto, le 1er avril 2019.

Les cours du pétrole dévissent mercredi, à la suite de l’annonce par Donald Trump «de grands progrès» dans les négociations entre l’Iran et les États-Unis et de la suspension du projet d’escorte de navires dans le détroit d’Ormuz qui avait relancé les tensions dans la région.

Mercredi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 6,25% à 103,00$.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, chutait de 6,87% à 95,24$.

«Compte tenu de l’énorme succès militaire» et des «grands progrès accomplis en vue d’un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens», le «Projet Liberté (…) sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l’accord peut être finalisé et signé», a écrit mardi le républicain sur son réseau Truth Social.

Ce dispositif avait été lancé lundi pour permettre aux bateaux bloqués dans le Golfe de franchir le détroit d’Ormuz, dont l’Iran orchestre la quasi-paralysie depuis le début du conflit au Moyen-Orient pour faire pression sur Washington.

La tendance baissière s’est aussi accentuée mercredi après des informations du site américain Axios selon lesquelles «la Maison-Blanche estime être proche d’un accord avec l’Iran sur un mémorandum d’entente d’une page visant à mettre fin à la guerre et à établir un cadre pour des négociations nucléaires plus détaillées».

Conflit au Moyen-Orient: le cessez-le-feu est toujours en vigueur, selon Pete Hegseth Le secrétaire américain à la Guerre Pete Hegseth affirme que le cessez-le-feu avec l’Iran est toujours en vigueur au lendemain d’accrochages en mer.

«Le marché pétrolier semble croire au récit d’un accord de paix qui s’est rapproché», estime Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management. «Que cela se fasse par des concessions de l’Iran ou des États-Unis est, en pratique, indifférent pour le marché», précise l’analyste.

Un retour à la normale des flux de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz «est crucial» car les volumes exportés depuis le Golfe ont baissé «d’environ 13 millions de barils par jour» que le marché doit compenser «par des réserves, qui diminuent manifestement à un rythme soutenu», affirment les analystes d’ING.

Sans solution «le marché devient plus vulnérable chaque jour qui passe», insistent-ils.

Si la rhétorique américaine semble privilégier l’apaisement, «nous ne devrions pas non plus exclure la possibilité que la guerre puisse éclater de nouveau», prévient M. Rasmussen.

Les États-Unis avaient d’abord assuré mardi être prêts à relancer les hostilités en cas de riposte iranienne à leur dispositif d’escorte dans le détroit d’Ormuz, après des accrochages avec des navires et des frappes sur les Émirats arabes unis.