Conflit au Moyen-Orient

Du pétrole iranien travesti en irakien: Washington prend des sanctions

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Une fois mis en service, ce terminal flottant d'importation de GNL pourrait fournir environ 50% du gaz que l'Irak importait auparavant d'Iran. Une fois mis en service, ce terminal flottant d'importation de GNL pourrait fournir environ 50% du gaz que l'Irak importait auparavant d'Iran. (Dwayne Senior/Bloomberg)

Les États-Unis ont imposé jeudi des sanctions au vice-ministre irakien du Pétrole, accusé d’avoir fait passer pour des hydrocarbures irakiens de l’or noir en provenance d’Iran.

Le vice-ministre, Ali Maarij al-Bahadli, «a abusé de ses fonctions gouvernementales afin de détourner du pétrole irakien en faveur du régime iranien et de ses supplétifs terroristes», a déclaré le porte-parole du département d’État américain, Tommy Pigott.

«Dans le cadre d’un complot visant à contourner les sanctions, du pétrole iranien était frauduleusement mélangé avec du pétrole irakien et vendu au profit de l’Iran», a-t-il ajouté.

Il est désormais interdit à toute entité d’entrer en relation commerciale ou financière avec M. al-Bahadli, dont les avoirs sont gelés aux États-Unis.

Washington impose des sanctions unilatérales à l’Iran, interdisant à quiconque d’acheter du pétrole iranien.

Donald Trump menace de bombarder l’Iran Le président américain menace de bombarder l’Iran, alors que les deux pays semblaient se rapprocher d'un accord préliminaire visant à mettre fin à la guerre.

Téhéran de son côté entretient des relations étroites avec nombre de hauts responsables irakiens. L’Irak, pays à majorité chiite, s’est rapproché de l’Iran depuis la chute de Saddam Hussein en 2003 à la suite de l’invasion américaine.

Les États-Unis ont accru la pression sur le gouvernement irakien pour l’obliger à rompre avec les groupes armés chiites liés à l’Iran.

Depuis fin février et le début des frappes américano-israéliennes contre l’Iran, des installations américaines en Irak ont subi plus de 600 attaques, dont l’ambassade à Bagdad, a déclaré mardi un haut responsable de Washington.

Les États-Unis ne reprendront leurs transferts financiers en Irak et leur assistance en matière de sécurité que lorsque Bagdad aura pris des «mesures concrètes» contre ces groupes armés pro-iraniens, a-t-il ajouté.