Conflit au Moyen-Orient

Discussions avec l’Iran: une délégation américaine partira «bientôt» pour le Pakistan

Publié le 

Un Boeing C-32 de l'armée de l'air américaine s'apprête à atterrir à la base aérienne de Nur Khan, à la veille du deuxième cycle de négociations entre les États-Unis et l'Iran, à Rawalpindi, au Pakistan, le lundi 20 avril 2026. Un Boeing C-32 de l'armée de l'air américaine s'apprête à atterrir à la base aérienne de Nur Khan, à la veille du deuxième cycle de négociations entre les États-Unis et l'Iran, à Rawalpindi, au Pakistan, le lundi 20 avril 2026. (Ehsan Shahzad/AP)

Une délégation américaine partira «bientôt» pour le Pakistan afin d’y mener des discussions avec l’Iran, a indiqué lundi à l’AFP une source proche du dossier, tandis que Donald Trump juge «très improbable» de prolonger l’ultimatum qu’il a donné à Téhéran.

Cette précision arrive peu après que le président américain a affirmé lundi au New York Post que les négociateurs américains, emmenés par le vice-président JD Vance, étaient déjà en route, et alors que Téhéran assure n’avoir pas pris de décision sur la reprise de pourparlers.

Donald Trump, qui a multiplié lundi les entretiens téléphoniques avec des journalistes, a par ailleurs dit à l’agence Bloomberg qu’il était «très improbable» qu’il prolonge le cessez-le-feu prévu pour une durée de deux semaines.

Cet ultimatum expire «mercredi soir, heure américaine», a-t-il encore déclaré.

Si les revendications américaines ne sont pas satisfaites d’ici là, «beaucoup de bombes exploseront», a dit le président américain, cette fois à la chaîne PBS.

Trump maintient le blocus américain au Moyen-Orient Donald Trump a assuré qu’un accord avec l’Iran était «très proche», déclarant qu’il ne restait plus de «points de blocage» entre Washington et Téhéran.

Interrogé par la journaliste de la chaîne sur ce qu’il attendait d’un éventuel accord avec Téhéran, il a dit: «pas d’armes nucléaires. C’est très simple.»

L’Iran n’a pas «à ce stade» de «projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n’a été arrêtée à ce sujet», a fait savoir de son côté le chef de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, mettant en doute «le sérieux» des États-Unis dans le processus diplomatique.

Le président américain a lui-même contribué à entretenir la confusion autour d’une reprise des pourparlers, par exemple en assurant ce week-end que JD Vance n’y participerait pas, avant que la Maison Blanche ne confirme au contraire l’implication du vice-président, puis en déclarant lundi que la délégation était déjà en route, alors que ce n’était pas le cas.