🌍 Conflit au Moyen-Orient

Trois pétroliers percutent des mines dans le détroit d’Ormuz

Les Gardiens de la Révolution assurent également avoir abattu un drone américain MQ-9 Reaper.

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Des navires commerciaux semblent être à l'ancre dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, lundi 6 octobre 2026. Des navires commerciaux semblent être à l'ancre dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, lundi 6 octobre 2026. (Amirhosein Khorgooi/AP Photo/Amirhosein Khorgooi)

Les Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de l’Iran, ont affirmé mardi que trois nouveaux pétroliers avaient percuté des mines dans le détroit d’Ormuz, au cœur du conflit entre Téhéran et Washington.

Deux navires «contrevenants ont pris feu et ont été immobilisés après avoir heurté des mines posées par la marine des Gardiens le long de la route considérée comme illégale au sud du détroit», ont-ils précisé dans un communiqué publié sur leur site Sepah News.

Un troisième pétrolier «a explosé et a pris feu après avoir heurté une mine au sud du détroit d’Ormuz», ont-ils indiqué plus tard dans un communiqué relayé par la télévision d’État.

Le navire transportait «deux millions de barils de brut, et avait désactivé tous ses systèmes radar et de navigation», précise le communiqué.

L’origine de la cargaison et les pavillons des navires n’ont pas été indiqués.

L’Iran revendique le contrôle de cette stratégique voie maritime, par où transitait un cinquième des hydrocarbures mondiaux avant le conflit déclenché fin février par des frappes israélo-américaines contre Téhéran. Et il prend régulièrement pour cible des navires qui s’y aventurent sans son autorisation.

Reprise des négociations entre l’Iran et les États-Unis, selon Trump Donald Trump a annoncé une reprise du dialogue avec l’Iran, démentie par Téhéran qui a assuré qu’il n’y avait pas de négociations en cours.

Washington impose en retour un blocus des ports iraniens, et les négociations entre les deux pays sont dans l’impasse.

Alors que les pétroliers étaient de plus en plus nombreux à le franchir pour sortir du Golfe sous escorte américaine, les attaques ont repris avec force ces derniers jours, la République islamique voulant selon les analystes démontrer que sa capacité à perturber le trafic reste intacte.

Le détroit d’Ormuz, bordé au nord par les côtes iraniennes et au sud par le sultanat d’Oman, fait une trentaine de kilomètres dans sa partie la plus étroite.

Depuis le verrouillage de cette voie maritime par les forces iraniennes, des bateaux cherchent à l’emprunter sans l’aval de Téhéran en longeant les côtes omanaises.

L’Iran considère qu’ils sont en infraction et a encore menacé mardi les compagnies pétrolières de représailles «si les provocations américaines se poursuivaient».