Conflit au Moyen-Orient

Trois nouveaux membres de l’équipe féminine de soccer d’Iran retirent leur demande d’asile en Australie

Sept membres de la délégation féminine iranienne — six joueuses et un membre du personnel— avaient demandé refuge en Australie après avoir été qualifiés de «traîtresses en temps de guerre».

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APTOPIX Australia Women's Asian Cup Iran Exit Trump Sur cette photo fournie par le cabinet du ministre australien de l'Intérieur, Tony Burke, on voit le ministre Tony Burke, au centre, poser dans un lieu tenu secret aux côtés de cinq footballeuses iraniennes ayant obtenu l'asile en Australie, le mardi 10 mars 2026. (Ministère australien de l'Intérieur via Associated Press)

Trois membres supplémentaires de l’équipe de soccer féminin iranienne qui avaient demandé et obtenu l’asile en Australie ont décidé de retourner en Iran, après une première joueuse cette semaine, a indiqué dimanche le ministre australien de l’Intérieur Tony Burke.

«Trois membres de l’équipe iranienne de football féminin ont pris la décision cette nuit de rejoindre le reste de l’équipe et de retourner en Iran», a-t-il déclaré dans un communiqué.

Sept membres de la délégation féminine iranienne — six joueuses et un membre du staff — avaient demandé refuge en Australie après avoir été qualifiés de «traîtresses en temps de guerre» dans leur pays pour avoir refusé de chanter l’hymne national avant un match disputé pendant le conflit en cours entre la République islamique et les États-Unis et leur allié Israël.

«Après avoir dit aux responsables australiens qu’elles avaient pris cette décision, la possibilité a été donnée aux joueuses à plusieurs reprises de discuter de leurs possibilités», a ajouté le ministre de l’Intérieur.

Le gouvernement australien a donné aux membres de l’équipe la possibilité de trouver refuge dans le pays, mais celles-ci se sont trouvées face à un choix «d’une difficulté incroyable», a-t-il encore déclaré.

Les groupes de défense des droits humains ont accusé à de nombreuses reprises les autorités iraniennes de faire pression sur les sportifs iraniens se trouvant à l’étranger en faisant peser des menaces sur leurs proches ou leurs biens s’ils faisaient défection ou faisaient des déclarations critiques à l’égard de la République islamique.

«Le gouvernement australien a fait tout ce qu’il pouvait pour s’assurer que ces femmes avaient une chance de s’assurer un avenir sûr en Australie», a déclaré M. Burke.

Des médias d’État iraniens avaient annoncé plus tôt samedi que deux joueuses de l’équipe nationale féminine de football qui avait disputé la Coupe d’Asie en Australie, ainsi qu’un membre de l’encadrement, avaient retiré leur demande d’asile dans ce pays et se dirigeaient vers la Malaisie.

Cinq joueuses, dont leur capitaine Zahra Ghanbari, s’étaient initialement échappées de leur hôtel pour demander l’asile. Une sixième ainsi qu’une personne de l’encadrement avaient également sollicité Canberra, juste avant le vol prévu mardi soir pour la Malaisie.

Le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a assuré que les joueuses avaient été contraintes de faire défection. Il a également mis en doute la participation de l’Iran à la Coupe du monde de football masculin organisée cet été aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada.