L’escorte militaire par la marine américaine des navires traversant le détroit d’Ormuz devrait permettre de réduire la pression sur les prix du pétrole, a estimé lundi le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, dans une interview accordée à Fox News.
Des navires militaires américains sont entrés dans le Golfe persique afin de mener leur mission d’escorte de navires commerciaux.
«Les forces américaines contribuent activement aux efforts pour rétablir le trafic maritime commercial», a écrit le commandement américain pour la région sur son compte X, «dans un premier temps, deux navires marchands battant pavillon américain ont traversé avec succès le détroit d’Ormuz et poursuivent leur trajet».
«L’aide arrive aujourd’hui», a assuré de son côté M. Bessent.
«Un pétrolier transporte environ deux millions de barils (…). Nous estimons qu’il y a plus de 150, 200 pétroliers qui peuvent sortir» du Golfe une fois le trafic rétabli «je pense que le marché va être très bien approvisionné», a ajouté le secrétaire au Trésor.
Selon M. Bessent, le déficit de livraison de pétrole dans le monde, du fait du conflit au Moyen-Orient, est de l’ordre de huit à dix millions de barils par jour.
Malgré ces annonces, les cours de l’or noir étaient en hausse lundi, le baril de Brent de la mer du Nord grimpant même au-dessus de 110$.
«Pour le bien de la communauté internationale, laissez les navires passer», a par ailleurs appelé M. Bessent, s’adressant à Téhéran.
«Nous attendons de voir nos partenaires internationaux en faire de même. Il est temps que nos partenaires s’engagent et mettent la pression sur l’Iran» pour rouvrir le détroit d’Ormuz, a-t-il insisté.
Le président américain Donald Trump a annoncé durant le weekend une opération visant à permettre le passage des navires bloqués depuis plus de deux mois dans le Golfe persique.
Mais Téhéran a prévenu que toute intervention américaine dans le détroit d’Ormuz serait considérée comme une violation du cessez-le-feu.
Le président américain, qui a déclenché les hostilités contre l’Iran le 28 février avec Israël, a évoqué dimanche soir «un geste humanitaire» et de «bonne volonté» en faveur des marins bloqués par la fermeture du détroit d’Ormuz.
Le nombre de navires commerciaux présents dans le Golfe s’élevait à 913 le 29 avril, dont 270 pétroliers et une cinquantaine de navires gaziers, a indiqué jeudi l’entreprise spécialisée dans le suivi maritime AXSMarine. Quelque 20 000 marins seraient concernés, selon un haut responsable de l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
