Conflit au Moyen-Orient

Détroit d’Ormuz: les États-Unis n’abandonnent pas l’idée d’une coalition

Le détroit d’Ormuz reste soumis à un double blocus iranien et américain.

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Vue d'écrans affichant le trafic maritime au Moyen-Orient à Portsmouth, en Angleterre, le lundi 27 avril 2026, au siège de l'Organisation britannique du commerce maritime (UKMTO), le centre de la Royal Navy chargé de surveiller le trafic maritime dans le Golfe. Vue d'écrans affichant le trafic maritime au Moyen-Orient à Portsmouth, en Angleterre, le lundi 27 avril 2026, au siège de l'Organisation britannique du commerce maritime (UKMTO), le centre de la Royal Navy chargé de surveiller le trafic maritime dans le Golfe. (Andrew Matthews/AP)

L’administration américaine a demandé à ses ambassades de tenter de convaincre ses alliés de rejoindre une coalition internationale chargée de sécuriser le détroit d’Ormuz, affirme le Wall Street Journal jeudi.

Citant un télégramme du département d’État américain, le quotidien révèle l’existence d’un projet appelé «Mécanisme de liberté maritime», par lequel une coalition dirigée par les États-Unis partagerait des informations, coordonnerait son action diplomatique et ferait appliquer les sanctions.

Le détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, reste soumis à un double blocus iranien et américain.

Et un haut responsable américain a indiqué mercredi que la Maison-Blanche envisageait de «poursuivre le blocus actuel pendant des mois si nécessaire», alors que les négociations sont au point mort.

Moyen-Orient: tension élevée malgré le cessez-le-feu Plusieurs voix se sont élevées pour exiger la réouverture d’urgence du détroit d’Ormuz vendredi.

«Votre participation renforcera notre capacité collective à rétablir la liberté de navigation et à protéger l’économie mondiale», assure le télégramme cité par le journal, jugeant «essentielle» une action collective pour notamment «imposer des coûts significatifs à l’obstruction iranienne du transit par le détroit».

Donald Trump avait pressé ses alliés européens d’intervenir fin mars, avant de se plaindre abondement de leur refus d’envoyer des forces dans la région.

«Il est assez triste que l’OTAN ait tourné le dos aux Américains au cours des six dernières semaines, quand ce sont les Américains qui financent leur défense», avait notamment estimé la Maison-Blanche.

Le pétrole a bondi à plus de 125$ le baril jeudi, après que les États-Unis ont évoqué la perspective d’un long blocus des ports iraniens.