Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a proposé lundi que l’institution qu’il dirige joue le rôle de «facilitateur» pour le transport maritime des engrais, aujourd’hui fragilisé par la paralysie du trafic dans le détroit d’Ormuz.
«L’objectif est simple: réduire les risques immédiats, favoriser un transit plus ordonné et prévisible et contribuer à rétablir la confiance nécessaire à la diplomatie et à la désescalade», a déclaré le chef de l’ONU lors d’un point presse au siège de l’organisation.
Après avoir lancé en mars dernier des discussions à ce sujet, Antonio Guterres propose «un mécanisme d’enregistrement et de vérification des navires transportant, au moins dans un premier temps, des engrais et des produits connexes».
S’ajouterait à cette initiative un mécanisme de prévention des incidents piloté depuis Oman.
«Le mécanisme n’autoriserait pas le passage par le détroit d’Ormuz et ne modifierait pas les droits ou obligations des États membres au regard du droit international», a poursuivi M. Guterres.
«Nous sommes totalement prêts à le mettre en place. Bien entendu, cela ne pourra se faire que si tous les pays impliqués dans ce conflit acceptent le mécanisme», a-t-il encore dit, voyant dans le rôle de l’ONU celui d’un «facilitateur neutre».
En riposte aux frappes israélo-américaines sur son sol le 28 février, qui ont déclenché le conflit au Moyen-Orient, l’Iran a verrouillé le stratégique détroit d’Ormuz, par lequel circulait, avant le conflit, un cinquième des hydrocarbures mondiaux.
Téhéran a indiqué qu’il entendait imposer des frais de navigation pour des services aux navires y transitant, ce que refusent fermement les États-Unis et certains pays de la région.
De son côté, le président américain Donald Trump martèle avoir le «contrôle total» du détroit et a affirmé qu’il en ferait, après la guerre, un «territoire américain».
