Conflit au Moyen-Orient

Détroit d’Ormuz: l‘agence maritime de l’ONU enjoint à respecter le «droit de passage»

L’agence a également encouragé à respecter «les droits et la sécurité des gens de mer».

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Des enfants pataugent dans l'eau, avec en arrière-plan des cargos à l'ancre et un pêcheur à proximité, dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, mardi 30 juin 2026. ISNA via AP Des enfants pataugent dans l'eau, avec en arrière-plan des cargos à l'ancre et un pêcheur à proximité, dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, mardi 30 juin 2026. ISNA via AP (Amirhosein Khorgooi)

L’Organisation maritime internationale (OMI), l’agence de l’ONU chargée de la sécurité en mer, a adopté mercredi une résolution pour réaffirmer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, après avoir évalué à environ 6 000 le nombre de marins toujours bloqués dans le Golfe.

Dans un texte non contraignant adopté par une majorité de ses États membres réunis à Londres cette semaine, l’OMI a réaffirmé «qu’il faut veiller à ce que les voies de navigation vitales, y compris les détroits servant à la navigation internationale, restent ouvertes et accessibles aux transports maritimes internationaux».

Insistant sur l’importance du «droit de passage» sans «discrimination de droit ou de fait entre les navires étrangers», l’agence a également encouragé à respecter «les droits et la sécurité des gens de mer».

«Ces attaques ne font qu’exacerber la peur, l’incertitude et la détresse psychologique que subissent déjà les quelque 6000 gens de mer qui restent bloqués à bord de navires incapables de quitter le golfe Persique en toute sécurité», a déclaré plus tôt Arsenio Dominguez, secrétaire général de l’OMI, dans un communiqué condamnant la reprise des hostilités dans la région et le détroit d’Ormuz.

Ce dernier a également exhorté les différents acteurs «à éviter d’exposer les marins à des dangers inutiles en faisant transiter leurs navires par le détroit».

Ces déclarations suivent celles de Donald Trump qui a prévenu que les États-Unis allaient frapper «fort» l’Iran cette nuit et que le cessez-le-feu était «terminé», après de violents échanges de frappes, y compris des tirs sur des navires commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz.

Le conflit déclenché le 28 février par des frappes américaines et israéliennes sur l’Iran avait vu Téhéran bloquer la navigation dans ce goulet d’étranglement, stratégique pour le transport d’hydrocarbures, et les États-Unis imposer un blocus aux ports iraniens.

Quelques jours après la signature le 17 juin du protocole d’accord pour mettre fin au conflit, qui avait permis une reprise progressive du trafic dans le détroit, l’OMI avait lancé un plan d’évacuation des 11 000 marins à bord de 600 navires alors coincés dans la région, supposé prendre quelques semaines.

«Durant la période de fonctionnement du dispositif d’évacuation, 136 navires transportant au total 2 900 marins ont été évacués avec succès via deux itinéraires alternatifs», a précisé le secrétaire général de l’OMI dans un discours mercredi.

L’évacuation s’est faite en coordination avec les autorités locales à travers deux voies distinctes, une proche des côtes de l’Iran et l’autre de celles d’Oman, la route habituellement utilisée étant impraticable à cause des mines.

Mais «ce processus a depuis été suspendu, la sécurité des navires et des marins ne pouvant plus être garantie», a rappelé M. Dominguez.

Téhéran menace les navires contournant le seul itinéraire qu’il a autorisé le long de ses côtes, et exclut, en dépit de l’opposition des États-Unis, tout retour à la situation d’avant-conflit, quand ce passage était gratuit.