Conflit au Moyen-Orient

Détroit d’Ormuz: la coalition voulue par Trump «pas concurrente» de l’initiative franco-britannique

Alors qu’une trêve est en vigueur depuis le 8 avril, ce passage reste soumis à un double blocus américain et iranien.

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Le soleil se lève derrière un pétrolier ancré dans le détroit d'Ormuz, au large de l'île de Qeshm, en Iran, le samedi 18 avril 2026. Le soleil se lève derrière un pétrolier ancré dans le détroit d'Ormuz, au large de l'île de Qeshm, en Iran, le samedi 18 avril 2026. (Asghar Besharati)

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé vendredi que le projet américain d’une coalition pour rouvrir le stratégique détroit d’Ormuz ne viendrait pas concurrencer une mission que la France et le Royaume-Uni veulent mettre en place.

Avant le début du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, le 28 février, un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde passait par le détroit.

Alors qu’une trêve est en vigueur depuis le 8 avril, ce passage reste soumis à un double blocus américain et iranien, secouant l’économie mondiale.

S’exprimant à Abou Dhabi à l’issue d’une tournée régionale, M. Barrot a indiqué avoir informé ses alliés du Golfe de l’initiative franco-britannique, désormais à un stade «avancé».

M. Barrot a estimé que le projet américain n’était pas «de même nature» que celui initié par la France et le Royaume-Uni, auquel «plusieurs dizaines» de pays ont annoncé qu’ils contribueraient «certainement».

Il s’inscrit «dans une forme de complémentarité» et n’est «pas concurrent» de l’initiative franco-britannique.

Iran: Trump confiant d'en arriver à un accord bientôt Donald Trump a dit à nouveau qu'il est confiant qu'une entente sera bientôt conclue avec l'Iran alors que la guerre poursuit son cours.

Mi-avril, plusieurs pays «non-belligérants», dont la France et le Royaume-Uni, s’étaient dits prêts à mettre en place «une mission neutre» de sécurisation du détroit.

L’objectif est «d’accompagner et sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le Golfe», a déclaré le président français Emmanuel Macron. Le premier ministre britannique Keir Starmer avait parlé d’une force «pacifique et défensive».

Jeudi, un responsable du département d’État américain a indiqué que l’administration américaine avait demandé à ses ambassades de convaincre ses alliés de rejoindre une coalition internationale chargée de sécuriser Ormuz.

Le «Mécanisme de liberté maritime» (MFC) prendra «des mesures pour garantir un passage en toute sécurité, notamment en fournissant des informations en temps réel, des conseils en matière de sécurité et une coordination», a expliqué ce responsable.

Un haut responsable américain a indiqué mercredi que la Maison-Blanche envisageait de poursuivre son blocus des ports iraniens «pendant des mois si nécessaire», alors que les négociations entre l’Iran et les États-Unis visant à obtenir une fin durable du conflit, sont au point mort.

En réaction, le pétrole a bondi jeudi à plus de 125$ le baril.