Conflit au Moyen-Orient

Trump assure que le détroit d’Ormuz sera «complètement ouvert» vendredi

«Ils naviguent le long (d’une route) qui est totalement sécurisée», a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

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Un petit bateau à moteur passe devant des navires à l'ancrage dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, le jeudi 11 juin 2026. ISNA via AP Un petit bateau à moteur passe devant des navires à l'ancrage dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, le jeudi 11 juin 2026. ISNA via AP (Amirhosein Khorgooi)

Donald Trump a assuré lundi que le détroit d’Ormuz, artère essentielle pour le commerce mondial de pétrole brut, serait «complètement ouvert» vendredi.

«Le détroit est déjà partiellement ouvert, comme vous le savez», a déclaré le président américain aux côtés du président français, Emmanuel Macron, à Évian pour le sommet du G7, au lendemain de l’annonce d’un cadre d’accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin au conflit.

«Vendredi, il sera complètement ouvert», a ajouté Donald Trump.

Il avait déjà affirmé plus tôt que la navigation avait déjà commencé à reprendre.

«Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit d’Ormuz. Ils naviguent le long (d’une route) qui est totalement sécurisée», a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Son vice-président JD Vance a lui affirmé lundi à la chaîne CNBC que les États-Unis s’attendaient à ce que l’Iran n’applique pas de péage sur cette voie stratégique du commerce mondial, alors que la diplomatie iranienne a évoqué des «frais» de service maritime.

Interrogé pour savoir si le détroit d’Ormuz allait rouvrir sans péage pour les 60 jours de négociations qui doivent bientôt s’ouvrir ou bien pour plus longtemps, M. Vance a répondu: «Nous nous attendons à ce que le détroit soit rouvert sans péage à long terme, et c’est le genre de chose que nous allons aborder dans ces négociations techniques.»

«Zéro»

Le vice-président américain est attendu vendredi en Suisse pour une cérémonie de signature officielle du cadre d’accord — sans Donald Trump a priori, qui a affirmé qu’il serait «probablement parti» d’Europe avant.

La signature a cependant déjà été réalisée à distance et de manière électronique par Donald Trump, JD Vance, ainsi que le président du Parlement iranien et principal négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf, a annoncé lundi un haut responsable américain.

«Le président voulait le signer personnellement, car il voulait montrer son (…) abnégation à trouver une issue favorable», a déclaré ce haut responsable à la presse, sous couvert d’anonymat.

Outre JD Vance, l’émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, sont attendus en Suisse vendredi.

Selon le même haut responsable, «zéro» avoir iranien sous sanction n’a été dégelé pour le moment avec ce cadre d’accord, dont le contenu devrait être rendu public «sous 24 à 48 heures».

Donald Trump a lui affirmé que la publication du texte se ferait «probablement très bientôt».

«Je dirais, quelque temps après vendredi», a ajouté le président américain.

Un autre haut responsable américain a affirmé lundi à la presse que les «véritables discussions techniques» seraient lancées «plus tard cette semaine».

Reconstruction

À terme, quelque 300 milliards de dollars pourraient être rendus disponibles à l’Iran pour la reconstruction du pays, a-t-il affirmé. Mais cette mise à disposition de ces fonds sera «liée aux performances» de Téhéran, a-t-il ajouté.

Dans son entretien à CNBC, JD Vance a affirmé que les États-Unis «avaient toutes les cartes» en mains face à l’Iran pour les négociations techniques à venir.

«Ce que fait cet accord», a expliqué JD Vance, «c’est dire aux Iraniens (…) si vous êtes prêts à abandonner ce programme (nucléaire, ndlr) à long terme et à accepter le régime d’inspection et de vérification nécessaire pour nous donner l’assurance que vous ne disposerez jamais d’une arme nucléaire, alors nous souhaitons que vous soyez un pays prospère et nous vous réintégrerons dans la communauté des nations.»

Selon le premier haut responsable américain cité précédemment, les forces armées américaines ne se retireront pas immédiatement du théâtre d’opérations, dans l’attente de voir «les Iraniens faire ce qu’ils ont promis».