Conflit au Moyen-Orient

Des fresques murales en Iran pour défier les États-Unis et Israël

Elles servent de support à l’idéologie et à la mémoire collective.

Publié le 

Un homme fait le signe de la victoire tout en brandissant un drapeau iranien devant un panneau d'affichage anti-américain sur la place Eqelab-e-Eslami, ou place de la Révolution islamique, dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le lundi 13 avril 2026. Un homme fait le signe de la victoire tout en brandissant un drapeau iranien devant un panneau d'affichage anti-américain sur la place Eqelab-e-Eslami, ou place de la Révolution islamique, dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le lundi 13 avril 2026. (Vahid Salemi)

Depuis le début du conflit contre les États-Unis et Israël, des fresques murales colorées ont essaimé à Téhéran et ailleurs, déclinant des symboles et thèmes sur la résistance, l’unité et la défiance.

Les fresques murales et les banderoles constituent depuis la Révolution islamique de 1979 une caractéristique du paysage urbain iranien, en particulier sur des places de Téhéran. Elles servent de support à l’idéologie et à la mémoire collective.

Une récente fresque à Téhéran représente un porte-avions américain transportant des rangées de cercueils recouverts de drapeaux américains, entouré de petits bateaux battant pavillon iranien et d’un hélicoptère.

Sur une autre peinture murale, un homme lève ses bras avec un drapeau iranien en guise de brassard, ses mains formant un cœur, face à des tirs de missiles.

Trump prolonge le cessez-le-feu avec l’Iran jusqu’à nouvel ordre Le président des États-Unis Donald Trump, a annoncé mardi en fin de journée la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre afin de donner davantage de temps pour négocier. Les négociations sont d'ailleurs suspendues.

Ailleurs, le drapeau iranien flotte sur un mur avec un missile au centre de son emblème, tandis qu’une jeune femme porte une banderole disant «nous sommes tous venus pour la révolution», en référence au soutien apporté à la Révolution islamique de 1979.

Une fresque évoque aussi l’histoire des dirigeants religieux en Iran, depuis le fondateur de la République islamique, Ruhollah Khomeini, en passant par Ali Khamenei, tué lors des premières frappes de la guerre le 28 février, jusqu’à son successeur et fils, Mojtaba Khamenei.

Dans d’autres œuvres, on peut voir des drones iraniens brisant l’étoile de David ou encore des manifestants scandant «mort à l’Amérique».

Les peintures murales anti-américaines les plus marquantes et les plus anciennes entourent l’ancienne ambassade des États-Unis dans le centre de Téhéran, aujourd’hui transformée en musée connu sous le nom de «repaire des espions».

L’une d’elles esquisse une statue de la Liberté avec un bras brisé au milieu de scènes de destruction, une autre montrant un drapeau américain dont les étoiles ont été remplacées par des crânes.