Des membres de la communauté iranienne de Québec se sont vidé le cœur à la suite des propos de Donald Trump, qui a menacé d’anéantir l’Iran très bientôt.
Malgré l’annonce du président américain, Asal Mohasses et Iman Behzadi estiment que le véritable danger demeure le régime islamique au pouvoir. À leurs yeux, une intervention militaire qui permettrait au peuple iranien de se libérer est le meilleur scénario.
Iman Behzadi, un restaurateur de Québec, raconte que ses parents vivent toujours en Iran. Une bombe serait tombée très près de chez eux. «Aujourd’hui, ma mère m’a appelé. Je vis beaucoup de stress et ça m’a réveillé.»
«Pour nous, (la situation actuelle) est très difficile. Mais rester avec le régime islamique, c’est impossible», a-t-il expliqué à Noovo Info. «Il ne reste qu’une solution, que le régime islamique tombe. Il n’y a pas d’autre solution pour nous.»

Alors que les bombes auraient enlevé la vie à 3000 personnes depuis plus d’un mois, M. Behzadi mentionne que le régime a tué 45 000 personnes en deux jours pendant les manifestations.
«C’est comme choisir entre mauvais et pire», a confié Asal Mohasses, une étudiante d’origine iranienne. «J’avais déjà peur pour ma famille, mais ça a doublé à cause du régime et de la guerre.»
Pour M. Behzadi, les bombes pourraient avoir l’effet d’un «médicament» pour l’Iran, alors qu’il qualifie le régime islamique de «cancer».
«C’est très difficile, mais on n’a pas le choix.»
«Ce n’est pas quelque chose qui se décrit. Les gens ne peuvent pas comprendre», a renchéri Mme Mohasses.
À voir dans la vidéo.
Bruno Marchand fustige Trump
Bruno Marchand s’est également pour sa part dit sous le choc à la suite de l’annonce de Trump.
Le maire de Québec ne s’est pas gêné pour qualifier le geste du président américain d’«infâme» et de «dégueulasse».
M. Marchand estime que Trump est présentement en train de jouer avec le sort du Monde comme s’il s’agissait d’un jeu de société.
«Il a complètement perdu la carte et il est capable de faire ce type de menace là… peut-être qu’il préfère s’enrichir plutôt que de développer le bien commun.»


