Quatorze personnes ont été blessées à Bnei Brak, près de Tel-Aviv, dont une fillette de onze ans évacuée vers un hôpital «dans un état grave», ont annoncé mercredi les secours israéliens après de nouveaux tirs de missiles iraniens.
Ailleurs, à Kiryat Shmona dans le nord d’Israël, un homme de 61 ans été légèrement blessé par le souffle d’une explosion, selon le Magen David Adom (MDA), équivalent israélien de la Croix-Rouge. L’incident s’est produit à la suite de tirs en provenance du Liban, où Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de l’Iran, sont de nouveau en conflit ouvert depuis près d’un mois.
En début de soirée, le MDA a fait état de quatre blessés supplémentaires, sans fournir davantage de précisions.
Alors que le pays se préparait pour la Pâque juive, qui a commencé au coucher du soleil, les sirènes d’alerte anti-aériennes signalant l’approche de missiles tirés d’Iran ont retenti à plusieurs reprises dans la région de Tel-Aviv, en matinée puis de nouveau en fin d’après-midi.
À Bnei Brak, ville majoritairement peuplée de juifs ultra-orthodoxes, le MDA a indiqué avoir évacué «vers des hôpitaux 14 blessés, dont une fillette de 11 ans dans un état grave, présentant des blessures par éclats aux membres, une femme de 36 ans et un garçon de 13 ans (…) présentant des blessures par éclats, et 11 blessés légers».
L’hôpital Sheba de Ramat Gan, ville voisine de Bnei Brak, a indiqué que la fillette était arrivée «dans un état très critique».
À Bnei Brak, un photographe de l’AFP a vu des secours prendre en charge plusieurs enfants près d’un immeuble d’habitation dont le toit a été endommagé à la suite d’un impact.
À Kiryat Shmona, c’est le haut d’une maison qui a été endommagé par un projectile tiré du Liban, a constaté un autre photographe de l’AFP.
Israël et les États-Unis ont déclenché le 28 mars un conflit régional en attaquant l’Iran.
La République islamique riposte aux bombardements en tirant missiles et drones, principalement sur les monarchies arabes du Golfe et Israël.
Une vingtaine de missiles
Au total, selon les correspondants militaires des médias israéliens, une vingtaine de missiles ont été tirés d’Iran vers Israël au cours de la journée.
Les alertes de la fin d’après-midi ont retenti alors que les télévisions israéliennes diffusaient des images de tables géantes dressées dans des abris souterrains en prévision du «séder», le dîner traditionnel marquant le début de la Pâque juive.
Les forces iraniennes affirment viser des objectifs militaires en Israël. Sur X, le ministère israélien des Affaires étrangères a accusé mercredi l’Iran de «crimes de guerre», notamment en visant «des enfants».
La censure militaire israélienne interdit aux médias de faire état d’éventuels dégâts sur ou à proximité de sites militaires ou stratégiques, mais l’armée autorise la publication d’images et d’informations sur les dommages dans les zones d’habitation.
Selon Israël, plus de 90% des missiles iraniens sont interceptés par le système de défense antiaérienne du pays, l’un des plus perfectionnés au monde. Les débris des interceptions font néanmoins régulièrement des dégâts et des victimes.
Depuis le début du conflit, 19 civils ont été tués en Israël par des éclats ou des explosions à la suite de tirs de missiles en provenance d’Iran.
