Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a revendiqué jeudi l’élimination d’un important chef militaire du Hezbollah, la veille, «en plein cœur de Beyrouth», malgré le cessez-le-feu censé être en vigueur depuis le 17 avril, et affirmé que pour son gouvernement, «aucun terroriste» n’avait «d’immunité».
«Hier soir, nous avons éliminé en plein cœur de Beyrouth le commandant de la force al-Radwan du Hezbollah», déclare M. Netanyahou dans une vidéo diffusée par son bureau.
«Je le dis à nos ennemis de la manière la plus claire qui soit : aucun terroriste n’a d’immunité. Quiconque menace l’État d’Israël mourra en raison de sa faute.»
L’armée israélienne a annoncé dans un communiqué que les instructions sécuritaires n’avaient pas changé mais que des événements publics prévus ce jeudi avaient été annulés dans le nord d’Israël, dans la zone proche de la frontière libanaise, par crainte d’éventuelles représailles.
«Suite à la frappe menée hier à Beyrouth, l’armée israélienne poursuit des évaluations régulières de la situation concernant le front nord», indique ce communiqué. «En conséquence, il a été décidé d’annuler les événements (…) dans la zone de confrontation, en raison de la possibilité de tirs de riposte de l’organisation terroriste Hezbollah».
