Cinq personnes dont une adolescente ont été tuées mardi par des frappes israéliennes à travers la bande de Gaza, selon les services de secours et hôpitaux palestiniens, l’armée israélienne affirmant avoir ciblé «plusieurs terroristes» dans le territoire dévasté par la guerre.
L’hôpital Nasser, dans le sud du territoire, a indiqué que les corps de trois personnes avaient été transportés à l’hôpital, faisant également état de blessés, à la suite d’une frappe aérienne israélienne contre une tente abritant des déplacés, à l’ouest de la ville de Khan Younès.
L’armée israélienne a déclaré à l’AFP avoir frappé des membres d’organisations armées dans la zone, sans fournir davantage de précisions.
Le ministère de l’Intérieur du mouvement islamiste Hamas a annoncé par ailleurs mardi qu’un membre de son service de sécurité intérieure, Mohammed Shalouf, âgé de 44 ans, avait été tué lors d’une frappe aérienne à al-Mawasi, située à l’ouest de Khan Younès.
Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile de Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas, a déclaré de son côté à l’AFP qu’une jeune fille avait été tuée après qu’un drone israélien a frappé une tente installée dans un parc du centre-ville de Gaza, dans le nord du territoire.
L’hôpital al-Chifa de Gaza a identifié la victime comme étant Rimas al-Madhoun, âgée de 17 ans.
Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025 après deux ans de guerre, déclenchée par l’attaque d’une ampleur sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.
Plus de 1550 Palestiniens ont été tués depuis la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.
Israël affirme contrôler plus de 60% de la bande de Gaza, tandis que le Hamas gère le reste de ce territoire, où vit la majeure partie de la population gazaouie.
