🌍 Conflit au Moyen-Orient

Brève arrestation d’un candidat américain au Congrès en Cisjordanie

«L’occupation est un crime au regard du droit international. Récolter des olives n’est un crime sous aucune loi que je connaisse», a-t-il écrit sur X.

Publié le 

Brad Lander, candidat démocrate au Congrès, prend la parole lors d'un rassemblement visant à inciter les électeurs à voter, organisé en amont des primaires de New York, le 18 juin 2026, dans l'arrondissement de Brooklyn, à New York. Photo AP Brad Lander, candidat démocrate au Congrès, prend la parole lors d'un rassemblement visant à inciter les électeurs à voter, organisé en amont des primaires de New York, le 18 juin 2026, dans l'arrondissement de Brooklyn, à New York. Photo AP (Ryan Murphy)

L’armée israélienne a brièvement arrêté mercredi un candidat américain au Congrès, qui accompagnait des agriculteurs palestiniens pour la récolte des olives en Cisjordanie occupée, durant laquelle des colons israéliens multiplient les violences.

Le démocrate Brad Lander, candidat à la Chambre des représentants à New York lors des élections législatives du 3 novembre, a annoncé avoir été détenu avec un groupe de rabbins et de bénévoles alors qu’ils récoltaient des olives à l’ouest de Bethléem, dans le territoire occupé depuis 1967 par Israël.

«L’occupation est un crime au regard du droit international. Récolter des olives n’est un crime sous aucune loi que je connaisse», a écrit sur X Brad Lander, un proche du maire de New York, Zohran Mamdani, issu comme lui de l’aile gauche du Parti démocrate.

Il a ensuite indiqué avoir été libéré en raison de son «profil public», ajoutant que «les Palestiniens subissaient des conséquences bien pires chaque jour».

Le ministère israélien des Affaires étrangères a fustigé ce qu’il a qualifié de «coup politique», affirmant que Brad Lander avait ignoré les consignes de coordination avec les autorités israéliennes.

«Il ne s’agissait pas de récolter des olives. Il s’agissait de récolter des gros titres», a tancé le ministère.

L’armée israélienne a indiqué de son côté que le propriétaire palestinien du champ d’oliviers n’avait pas demandé d’autorisation avant la récolte.

«Cette coordination est nécessaire pour garantir la sécurité de la zone et maintenir l’ordre public», a affirmé l’armée, en évoquant le «risque sécuritaire que représente une récolte non coordonnée» à proximité d’une colonie israélienne.

Plusieurs Palestiniens ont été tués pendant la récolte des olives, lors d’attaques devenues quasi quotidiennes menées par des colons, marquées notamment par des passages à tabac ou encore des incendies criminels.

Des soldats israéliens se tiennent sur une route à côté d'une maison endommagée à la suite d'une attaque perpétrée par des colons israéliens dans la ville de Turmus Ayya, en Cisjordanie, le lundi 19 octobre 2026. Des soldats israéliens se tiennent sur une route à côté d'une maison endommagée à la suite d'une attaque perpétrée par des colons israéliens dans la ville de Turmus Ayya, en Cisjordanie, le lundi 19 octobre 2026. (Leo Correa/AP Photo/Leo Correa)

La fin de semaine dernière, des colons ont grièvement blessé une photojournaliste américaine venue documenter les violences et ont roué de coups un maire français en visite avec des diplomates européens, entraînant des condamnations internationales. La police a annoncé lundi dix arrestations en lien avec ces attaques.

Ces violences pourraient transformer le soutien apporté par le premier ministre, Benjamin Netanyahu, aux colons israéliens les plus radicaux en handicap politique à quelques jours des élections législatives du 27 octobre, ses adversaires l’accusant de laxisme face à un «terrorisme juif».