🌍 Conflit au Moyen-Orient

Baisse du prix du pétrole: le marché surveille la situation en mer Rouge

«Si les perturbations se poursuivent, les prix du pétrole ont plus de chance d’augmenter davantage qu’au début du conflit.»

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Le pétrolier SKS Doyles navigue sur le canal de Suez en direction d'Ismaïlia, à Suez, en Égypte, ce jeudi 21 décembre 2023. Le pétrolier SKS Doyles navigue sur le canal de Suez en direction d'Ismaïlia, à Suez, en Égypte, ce jeudi 21 décembre 2023. (Stringer/Bloomberg)

Les cours du pétrole baissent vendredi après s’être envolés cette semaine — le Brent dépassant même 100$ jeudi —, dans un marché qui jauge la situation en mer Rouge et se calme un peu avant le weekend.

En matinée, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, perdait 4,00% à 96,66$.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, tombait de 3,57% à 88,90$.

«Certains navires transportant du pétrole saoudien traversent encore le détroit de Bab el-Mandeb», malgré des attaques en mer Rouge revendiquées jeudi sur des navires de l’Arabie saoudite par des rebelles houthis pro-iraniens, a expliqué à l’AFP Giovanni Staunovo, analyste d’UBS.

Ces passages signifient que «pour l’instant, il ne s’agit pas d’un blocus total», ce qui réduit un peu le risque sur l’approvisionnement mondial de pétrole, a-t-il précisé.

Les cours du brut sont tellement montés, et ceux de l’essence avec, que les investisseurs «se demandent si Donald Trump ne va pas chercher un moyen d’apaiser le marché», a noté auprès de l’AFP John Plassard, analyste chez Cité Gestion.

Les investisseurs seraient donc plus prudents avant la fin de semaine, pendant lequel les échanges sont fermés.

Trump annonce la fin du cessez-le-feu avec l’Iran L’armée américaine a attaqué l’Iran tôt mercredi après avoir affirmé que Téhéran avait frappé trois navires dans le détroit d’Ormuz.

Cependant, l’armée américaine a affirmé avoir achevé sa «13e nuit consécutive» de frappes contre des cibles militaires en Iran, dans la nuit de jeudi à vendredi, tandis que Téhéran a dit vendredi avoir frappé au moyen de drones des installations utilisées par l’armée américaine au Bahreïn et en Jordanie.

«Si les perturbations se poursuivent, les prix du pétrole ont plus de chance d’augmenter davantage qu’au début du conflit», a affirmé Janiv Shah, analyste chez Rystad Energy.

En effet, les réserves stratégiques utilisées pour limiter l’impact du conflit diminuent et les capacités de production inutilisées ont déjà été mobilisées, «laissant au marché moins de marge de sécurité», a-t-il ajouté.

L’évolution de la situation dans le détroit de Bab el-Mandeb, qui assure le passage entre l’océan Indien et la mer Rouge, est cruciale. Sa fermeture impliquerait «plusieurs millions de barils retardés et une augmentation des prix», a mis en garde M. Plassard.