Bahreïn, le Koweït et le Qatar ont affirmé vendredi avoir fait face à des attaques iraniennes, dont l’une a visé une centrale électrique au Koweït, après des bombardements américains en Iran pour la sixième nuit consécutive.
L’armée koweïtienne a fait état dans la nuit d’«attaques de drones et de missiles» attribuées à l’Iran, et de blessés parmi ses membres.
Le chef d’État-major, Khaled Daraj Saad Al-Sharian, «a rendu visite à plusieurs blessés parmi les membres des forces terrestres koweïtiennes, qui ont été blessés à la suite de l’attaque de plusieurs installations et camps de l’armée koweïtienne par des drones», a écrit l’armée dans un message sur X.
Un site de production d’électricité et de distillation d’eau a également été visé, a annoncé le ministère koweïtien de l’Électricité.
L’attaque a entraîné «un incendie, des dégâts et l’endommagement de plusieurs unités de production électrique», a-t-il précisé dans un communiqué, en appelant les usagers «à rationaliser leur consommation d’électricité durant cette phase exceptionnelle».
L’armée iranienne avait dit plus tôt avoir visé au Koweït, au moyen de drones de type Arash, des sites «de déploiement des forces américaines et de soutien logistique à l’armée» des États-Unis, en riposte aux frappes américaines contre la République islamique.
À Bahreïn, l’Iran a dit cibler, au moyen de drones, des hélicoptères et des avions de reconnaissance de l’armée américaine stationnés sur la base de Sakhir, en riposte aux attaques des États-Unis contre des «infrastructures urbaines» iraniennes, dans un communiqué relayé par la télévision d’État.
Le Qatar, qui joue le rôle de médiateur des pourparlers avec les États-Unis aux côtés du Pakistan et abrite la plus importante base américaine du Moyen-Orient, a lui aussi essuyé une attaque iranienne.
«Je savais que ça allait arriver d’un moment à l’autre, mais pas aussi tôt, surtout que le ministre iranien des Affaires étrangères, Aragachi, vient de se rendre dans le pays il y a deux jours», a dit à l’AFP Omar, étudiant jordanien de 22 ans vivant au Qatar.
Doha avait accueilli mercredi le chef de la diplomatie iranienne, pour rendre hommage à cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, l’ex-émir décédé.
Les Gardiens de la révolution ont dit dans un communiqué avoir visé «la base aérienne américaine d’Al-Udeid au Qatar, afin de punir l’agresseur et l’armée américaine».
Un enfant a été blessé par la chute de débris résultant de l’interception, a indiqué plus tard le ministère de l’Intérieur.
Les États-Unis ont affirmé avoir attaqué dans la nuit de jeudi à vendredi des «cibles militaires iraniennes», mais Téhéran accuse Washington d’avoir visé des infrastructures civiles.
Un porte-parole de l’armée iranienne, cité par la télévision d’État, avait alors averti que «si les Américains frappent les infrastructures de la République islamique, alors toutes les infrastructures de la région deviendront des cibles légitimes pour l’Iran».
