Le cabinet du ministre de la Défense, David McGuinty, a indiqué que le Canada a reçu des informations faisant état de dommages à un camp de maintien de la paix des Nations unies situé près de la frontière entre Israël et le Liban, après l’interception d’un missile dimanche.
Les dégâts ont été signalés au camp de Naqoura, base de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), dans le sud du pays.
Le conflit sur le terrain, déclenché par les frappes aériennes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran à la fin du mois dernier, s’est intensifié ces derniers jours, Israël ayant lancé des frappes contre le groupe militant libanais Hezbollah.
Les médias locaux ont rapporté que le quartier général de la FINUL à Naqoura avait été touché par un projectile, et que des explosions et des tirs à l’arme lourde avaient été signalés près du camp.
Des éclats d’obus auraient touché plusieurs bâtiments et des zones ouvertes au sein du complexe.
«Les Forces armées canadiennes ont reçu des informations faisant état de dégâts près de la frontière israélo-libanaise, au camp de Naqoura de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), à la suite d’une interception de missile le 22 mars 2026», a déclaré Maya Ouferhat, attachée de presse du ministre McGuinty.
«Nos membres (des Forces armées canadiennes) déployés dans le cadre de l’opération JADE sont sains et saufs et ont tous été localisés», a-t-elle précisé.
Mme Ouferhat a ajouté que la Défense nationale ne fournirait pas plus de détails pour des «raisons de sécurité opérationnelle».
Selon des informations du gouvernement fédéral datant de 2024, quatre officiers ont été déployés au Moyen-Orient dans le cadre de l’opération JADE en tant qu’observateurs militaires de l’ONU. On ne sait pas si ces informations sont à jour.
Quelque 200 militaires canadiens étaient déployés à travers le Moyen-Orient en date du 5 mars. Ce chiffre est probablement également obsolète.
La FINUL est une opération de maintien de la paix au sud du Liban qui remonte à 1978 et qui compte plus de 7000 soldats de la paix provenant de 48 pays.
Cette communication rapide concernant le missile intercepté intervient après que le gouvernement libéral a essuyé des critiques soutenues ce mois-ci pour ne pas s’être montré plus transparent au sujet d’une frappe iranienne qui semblait avoir touché la section canadienne d’une base militaire au Koweït.
Le quotidien La Presse a indiqué le 12 mars qu’une attaque survenue plus d’une semaine auparavant semblait avoir endommagé une structure du camp canadien situé sur la base.
Le ministère a mis une semaine à rédiger une réponse à une question de La Presse Canadienne visant à savoir si les installations militaires avaient été endommagées.
