🌍 Conflit au Moyen-Orient

Assemblée générale de l’ONU: visas refusés pour l’équipe de communication du président iranien

Les États-Unis ont autorisé la délégation iranienne à se rendre à l’ONU malgré le conflit en cours mais elle sera soumise à des restrictions pour ses déplacements.

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Le président iranien Masoud Pezeshkian s'adresse aux journalistes lors du défilé de type militaire « Janfada », ou « Sacrifice pour l'Iran », organisé par l'État à Téhéran, en Iran, le vendredi 18 septembre 2026. Le président iranien Masoud Pezeshkian s'adresse aux journalistes lors du défilé de type militaire « Janfada », ou « Sacrifice pour l'Iran », organisé par l'État à Téhéran, en Iran, le vendredi 18 septembre 2026. (Vahid Salemi/AP Photo/Vahid Salemi)

Les États-Unis ont privé de visas une partie de la délégation du président iranien Massoud Pezeshkian, qui doit quitter mardi l’Iran pour participer à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, ont rapporté lundi les médias iraniens.

Il s’agira du plus haut responsable iranien à se rendre sur le sol américain depuis le début du conflit, déclenché fin février par des frappes israélo-américaines.

«Dans une mesure hostile sans précédent de la part du gouvernement américain, (Donald) Trump a refusé de délivrer des visas à certains membres de la délégation de haut rang du président, y compris au sein de son équipe de communication», a indiqué l’agence de presse gouvernementale Irna.

L’agence Mehr reprend l’information et cite un porte-parole de la présidence, Habibollah Abbassi, précisant que M. Pezeshkian s’exprimera mercredi devant l’Assemblée générale de l’ONU avant de rentrer samedi à Téhéran.

Les États-Unis ont autorisé la délégation iranienne à se rendre à l’ONU malgré le conflit en cours mais elle sera soumise, comme l’an dernier déjà, à des restrictions pour ses déplacements.

Elle ne pourra pas acheter de produits de luxe ni d’autres articles, avait souligné jeudi le département d’État américain, ajoutant que la délégation était «moins nombreuse que l’année dernière».

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, qui en fait partie, est parti dès dimanche soir et a fait escale au Qatar, médiateur dans le conflit.

Rien n’a filtré sur cet arrêt qui intervient au moment où l’Iran dit avoir de nouveau transmis aux États-Unis, via le médiateur qatari, ses conditions pour la réouverture du stratégique détroit d’Ormuz, au cœur du conflit entre Téhéran et Washington.

Reprise des négociations entre l’Iran et les États-Unis, selon Trump Donald Trump a annoncé une reprise du dialogue avec l’Iran, démentie par Téhéran qui a assuré qu’il n’y avait pas de négociations en cours.

Le trafic dans cette voie maritime, par laquelle transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est fortement perturbé par Téhéran depuis le début du conflit.

Les États-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.

Si les négociations sont toujours dans l’impasse, une accalmie a été observée ces derniers jours entre les deux belligérants.

Les États-Unis n’ont pas frappé le sol iranien depuis le 1er septembre, quand une série de bombardements avaient notamment fait cinq morts et des dizaines de blessés lors d’un mariage dans le sud-est du pays, même si des attaques régulières de navires ont lieu dans le détroit d’Ormuz.

Un bateau y a encore été visé par «un projectile d’origine inconnue», et deux membres d’équipage ont été légèrement blessés, a ainsi indiqué lundi l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO sur X.

Et la rhétorique s’est faite plus belliqueuse: les Gardiens de la Révolution, puissante armée de la République islamique, ont menacé de viser «de nouvelles cibles», avec «de nouvelles armes», en cas d’attaque des États-Unis.