La télévision d’État iranienne a fait état mercredi d’une ébauche d’accord-cadre avec les États-Unis incluant l’engagement de Washington à lever son blocus naval, que la Maison-Blanche a qualifiée de «totale invention».
Selon la télévision, cette ébauche d’un éventuel mémorandum d’accord prévoit aussi le rétablissement du trafic dans le détroit d’Ormuz et le retrait des forces américaines de la région.
«Cette information des médias d’État iraniens n’est pas vraie et le projet d’accord-cadre qu’ils ont “publié” est une totale invention. Personne ne devrait croire un mot de ce que les médias d’État iraniens sortent», a répliqué l’exécutif américain via l’un de ses comptes officiels sur X, Rapid Response 47.
Téhéran et Washington échangent depuis quelques jours des propositions pour tenter de finaliser un accord mettant fin au conflit, déclenché le 28 février par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, tandis qu’un cessez-le-feu fragile est en vigueur depuis le 8 avril.
La télévision d’État a précisé que le texte n’était «pas encore finalisé».
Selon elle, «les États-Unis se sont engagés à lever le blocus naval de l’Iran et à cesser de harceler les navires se rendant en République islamique d’Iran ou en provenant».
En contrepartie, l’Iran autoriserait la reprise du trafic maritime commercial à travers le détroit d’Ormuz dans un délai d’un mois, selon le projet.
Le projet indique que l’Iran continuerait à gérer les voies de navigation, inspecter les navires et imposer des frais de service aux bâtiments — des mesures instaurées après le début du conflit.
Les engagements iraniens ne s’appliqueraient pas aux navires militaires, et Téhéran n’a pas accepté «de rouvrir inconditionnellement le détroit», ajoute le texte.
Concernant le retrait des troupes américaines de la région, le projet précise que Washington «s’est engagé sur cette question» auprès de Téhéran, mais sans précisions sur les forces concernées, celles déployées pendant le conflit ou celles stationnées dans le Golfe.
Une fois un accord-cadre conclu, Téhéran et Washington entameraient une période de négociations de 60 jours, indique encore cette esquisse, sans préciser l’objet des discussions.
«Si les négociations aboutissent à un accord définitif durant cette période de 60 jours, cet accord devrait être entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité des Nations unies», prévoit l’ébauche.
«Cette information des médias d’État iraniens n’est pas vraie et le projet d’accord-cadre qu’ils ont +publié+ est une totale invention», a répliqué l’exécutif américain via l’un de ses comptes officiels sur X, Rapid Response 47.
