Conflit au Moyen-Orient

Accord Liban-Israël: une «dernière chance» pour un cessez-le-feu global

«Chaque partie doit assumer la responsabilité si elle ne répond pas favorablement.»

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Cessez-le-feu fragile entre Israël et le Liban Le Hezbollah a rejeté jeudi le dernier accord de cessez-le-feu conclu entre Israël et le gouvernement libanais, et le groupe militant a exigé le retrait total d’Israël du Liban, alors que la poursuite des combats dans ce pays entrave les efforts visant à mettre fin à la guerre contre l’Iran.

L’accord annoncé à Washington après des négociations israélo-libanaises constitue «la dernière chance pour parvenir à un cessez-le-feu global et définitif», avec Israël, a affirmé jeudi le président libanais Joseph Aoun, ajoutant attendre «la réponse» du Hezbollah pro-iranien.

Le chef de l’État a dit qu’il transmettrait la réponse du groupe aux États-Unis, dont le président sera «le garant» de l’application de cet accord.

L’accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un «arrêt complet» des tirs du Hezbollah.

«Chaque partie doit assumer la responsabilité si elle ne répond pas favorablement», a-t-il ajouté, alors qu’un message du secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, est prévu jeudi.

L’accord pour un cessez-le-feu a été annoncé à l’issue de pourparlers menés mercredi sous l’égide des États-Unis entre le Liban et Israël, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques.

Échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah après des appels de Trump à l’apaisement Israël et le Hezbollah ont échangé des tirs dans la nuit de lundi à mardi après que Donald Trump a affirmé avoir reçu l’engagement d’un apaisement de la part des deux camps.

Le président Aoun a précisé que Donald Trump «fixera la date et les modalités de mise en œuvre du cessez-le-feu, qui pourrait entrer en vigueur 24 heures» plus tard, dès qu’il aurait la réponse libanaise.

Le texte mentionne la mise en place «de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif» après le retrait israélien de parties du sud du Liban.

«Le Liban a proposé de commencer l’application» de cette initiative dans une région incluant la forteresse de Beaufort, occupée dimanche par l’armée israélienne, a dit Joseph Aoun.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a de son côté affirmé que l’accord prévoit que son armée, «à ce stade, poursuive ses tirs et ses opérations sur le terrain» et se maintienne dans la «zone de sécurité» frontalière «y compris dans le secteur de Beaufort et sans retour de la population» libanaise.