Conflit au Moyen-Orient

Accord Iran-États-Unis: l’impact économique sera durable, selon la patronne du FMI

Kristalina Georgieva souligne que l’économie mondiale «semble tenir bon» dans l’ensemble.

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Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, écoute lors d'une réunion d'information à l'issue de l'évaluation annuelle de l'économie chinoise à Pékin, en Chine, le mercredi 10 décembre 2025. Photo AP Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, écoute lors d'une réunion d'information à l'issue de l'évaluation annuelle de l'économie chinoise à Pékin, en Chine, le mercredi 10 décembre 2025. Photo AP (Ng Han Guan)

La présidente du Fonds monétaire internationale (FMI) Kristalina Georgieva a salué lundi la conclusion d’un accord entre Téhéran et Washington, tout en prévenant que les répercussions de leur conflit sur l’approvisionnement mondial en énergie mettront du temps à se résorber.

Iran et États-Unis sont convenus dimanche d’un accord pour mettre fin à près de quatre mois de conflit qui a provoqué la paralysie du détroit d’Ormuz, voie maritime majeure pour le transport d’hydrocarbures.

«Plus vite [ce choc énergétique] se résoudra, mieux ce sera - d’autant que la production mettra du temps à remonter compte tenu des dégâts importants subis par les infrastructures» dans le Golfe, a écrit la patronne bulgare du Fonds dans une note de blogue.

À cet égard, «l’annonce dimanche d’un cessez-le-feu est bienvenue», a-t-elle ajouté.

L’organisation basée à Washington doit actualiser le 8 juillet ses prévisions économiques.

Mme Georgieva souligne que l’économie mondiale «semble tenir bon» dans l’ensemble. Les deux moteurs que sont les États-Unis et la Chine connaissent un «solide dynamisme».

Néanmoins, a-t-elle estimé, des régions sont plus durement touchées par la flambée des prix de l’énergie - et sa raréfaction, en particulier en Afrique.

«Plusieurs pays africains ont fait face à des pénuries de carburant — notamment l’Éthiopie, le Malawi et la Zambie — et la plupart subissent de plein fouet la forte hausse des prix du carburant», a illustré Mme Georgieva.

«Dans des pays comme le Lesotho, le Rwanda et la Tanzanie, les prix de l’essence ont augmenté d’environ 50% depuis le début du conflit», a-t-elle poursuivi.

Elle confirme que le FMI envisage d’augmenter le volume de prêts accordés à la Gambie, à l’Éthiopie et au Burkina Faso.

Un nouveau programme d’aide financière est envisagé pour le Malawi.

En Asie, «le Bangladesh a aussi fait la demande d’un nouveau programme», a rappelé la présidente du Fonds.