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«Voisin important»: la première ministre du Japon promet une relation stable avec la Chine

Elle a ajouté que le Japon «affirmerait fermement les positions de (son) pays» et «demanderait avec insistance un comportement responsable» de la part de son voisin.

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La première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a évoqué un meurtre commis à Okinawa au début de son discours politique prononcé à Tokyo le lundi 5 octobre 2026. La première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a évoqué un meurtre commis à Okinawa au début de son discours politique prononcé à Tokyo le lundi 5 octobre 2026. (Keisuke Hosojima/Keisuke Hosojima/Kyodo News via)

La première ministre japonaise Sanae Takaichi s’est engagée lundi à construire une relation stable avec la Chine, un «voisin important», dans un discours de politique générale devant le Parlement.

Les relations diplomatiques entre les deux géants économiques asiatiques sont au plus bas depuis que Mme Takaichi a suggéré en novembre dernier que Tokyo pourrait intervenir en cas d’attaque contre l’île de Taïwan, que Pékin revendique comme faisant partie de son territoire.

«La Chine est un voisin important et, malgré les difficultés, nous avons construit au fil des années une relation de longue date», a-t-elle déclaré.

«Nous œuvrerons à assurer la communication sur les défis communs, à promouvoir le dialogue pour protéger nos intérêts nationaux et à bâtir une relation constructive et stable.»

Mais elle a ajouté que le Japon «affirmerait fermement les positions de (son) pays» et «demanderait avec insistance un comportement responsable» de la part de son voisin.

Par ailleurs, la cheffe du gouvernement a également indiqué que son gouvernement élaborerait un plan global pour faire face au déclin démographique, qu’elle a qualifié de «crise nationale qui progresse silencieusement».

Même si elle bénéficie d’opinions largement favorables un an après son arrivée au pouvoir, la première ministre doit affronter de nombreux défis, notamment la hausse de l’inflation, les inquiétudes des marchés concernant l’augmentation de la dette japonaise, ainsi qu’un différend diplomatique avec la Chine qui couve depuis ses propos sur Taïwan l’an dernier.

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Ce discours de politique générale intervient après que le plus haut diplomate chinois a déclaré la semaine dernière que les liens avec Tokyo «attendaient d’être à nouveau normalisés», lors d’une rencontre avec un ancien ministre japonais des Affaires étrangères qui dirigeait une délégation commerciale à Pékin.

L’an dernier, la Chine avait suggéré à ses citoyens de ne pas voyager au Japon et imposé des restrictions commerciales, avec notamment pour conséquences de fortes baisses des livraisons de minerais de terres rares essentiels aux entreprises japonaises.

Déclin démographique

Sur la question du déclin démographique, Takaichi a promis de formuler une stratégie globale d’ici la fin de l’année.

Le nombre de Japonais résidant dans l’archipel est passé sous la barre des 120 millions pour la première fois depuis 42 ans, selon des données gouvernementales publiées en juillet, et le pays connait un inquiétant vieillissement de sa population.

Takaichi a également réaffirmé son engagement en faveur d’une politique budgétaire proactive et responsable, après que son programme de dépenses publiques massives a ébranlé les marchés.

Ce discours a donné le coup d’envoi d’une session parlementaire qui se poursuivra jusqu’en décembre et examinera plusieurs projets de loi, dont certains visant à réduire à partir d’avril et pendant deux ans la taxe sur la consommation applicable aux produits alimentaires afin d’atténuer l’impact de l’inflation sur la vie quotidienne des électeurs.

Le discours de la cheffe du gouvernement comprenait également une promesse de soutenir la Cour pénale internationale, après que les États-Unis ont imposé en août des sanctions à la présidente japonaise du tribunal, Tomoko Akane, ont rapporté les médias.