Conflit au Moyen-Orient

Voici ceux qui pourraient remplacer le guide suprême Khamenei en Iran

C’est seulement la deuxième fois depuis la révolution islamique de 1979 qu’un nouveau guide suprême est choisi.

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In this photo released by the official website of the office of the Iranian supreme leader, Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei speaks under a portrait of the late revolutionary founder Ayatollah Khomeini, in a ceremony meeting a group of officials... Sur cette photo publiée par le site officiel du bureau du guide suprême iranien, le guide suprême ayatollah Ali Khamenei s'exprime sous un portrait du défunt fondateur révolutionnaire ayatollah Khomeini, lors d'une cérémonie réunissant un groupe de responsables, à Téhéran, en Iran, le samedi 8 mars 2025. (Uncredited)

Les dirigeants iraniens s’efforcent de remplacer le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, qui a dirigé le pays pendant 37 ans avant d’être tué lors d’un bombardement surprise mené par les États-Unis et Israël.

C’est seulement la deuxième fois depuis la révolution islamique de 1979 qu’un nouveau guide suprême est choisi. Les candidats potentiels vont des partisans de la ligne dure, déterminés à affronter l’Occident, aux réformistes, qui prônent le dialogue diplomatique.

Le guide suprême a le dernier mot sur toutes les décisions importantes, notamment la guerre, la paix et le programme nucléaire controversé du pays.

Dans l’intervalle, un conseil de gouvernement provisoire composé du président Masoud Pezeshkian, du chef de la magistrature Gholamhossein Mohseni Ejei, partisan de la ligne dure, et du haut dignitaire chiite l’ayatollah Ali Reza Arafi guide le pays à travers la plus grande crise qu’il ait connue depuis des décennies. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré dimanche qu’un nouveau guide suprême serait choisi au début de la semaine.

Le guide suprême est nommé par un comité de 88 membres appelé l’Assemblée des experts, qui, selon la loi, est censé désigner rapidement un successeur. Ce comité est composé de religieux chiites élus au suffrage universel après que leur candidature a été approuvée par le Conseil des gardiens, l’organe constitutionnel iranien chargé de veiller au respect de la Constitution.

Khamenei exerçait une influence majeure sur ces deux instances religieuses, ce qui rend peu probable un changement radical avec le prochain dirigeant.

Voici les principaux candidats:

Mojtaba Khamenei

Le fils de Khamenei, un religieux chiite de rang intermédiaire, est largement considéré comme un successeur potentiel. Il entretient des liens étroits avec les Gardiens de la révolution, une milice paramilitaire iranienne, mais n’a jamais occupé de fonction officielle. Son élection pourrait s’avérer délicate, car la République islamique critique depuis longtemps le pouvoir héréditaire et se présente comme une alternative plus juste.

L’ayatollah Ali Reza Arafi

Arafi est membre du conseil provisoire du gouvernement. Ce haut dignitaire chiite a été choisi par Khamenei pour devenir membre du Conseil des gardiens en 2019, et trois ans plus tard, il a été élu à l’Assemblée des experts. Il dirige un réseau de séminaires.

Hassan Rouhani

Rouhani, relativement modéré, a été président de l’Iran de 2013 à 2021 et a conclu l’accord nucléaire historique avec l’administration Obama, que le président américain Donald Trump a annulé au cours de son premier mandat. Rouhani a siégé à l’Assemblée des experts jusqu’en 2024, date à laquelle il a déclaré qu’il était disqualifié pour se présenter à la réélection. Rouhani a critiqué cette décision, la qualifiant d’atteinte à la participation politique des Iraniens.

Hassan Khomeini

Khomeini est le petit-fils le plus en vue du fondateur de la République islamique, l’ayatollah Ruhollah Khomeini. Il est également considéré comme relativement modéré, mais n’a jamais occupé de fonction gouvernementale. Il travaille actuellement au mausolée de son grand-père à Téhéran.

L’ayatollah Mohammed Mehdi Mirbagheri

Mirbagheri est un haut dignitaire religieux populaire auprès des partisans de la ligne dure qui siège à l’Assemblée des experts.

Il était proche du défunt ayatollah Mohammad Taghi Mesbah Yazdi, un autre partisan de la ligne dure qui avait écrit que l’Iran ne devait pas se priver du droit de produire des « armes spéciales », une référence voilée aux armes nucléaires.

Pendant la pandémie de COVID-19, Mirbagheri a dénoncé la fermeture des écoles comme étant un «complot».

Il est actuellement à la tête du Centre culturel islamique de Qom, le principal centre d’enseignement islamique en Iran.