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Visite de Marco Rubio en Grèce: manifestations et mesures de sécurité renforcées à Athènes

«Rubio n’est pas le bienvenu, les assassins États-Unis-OTAN-UE (doivent rester) hors du pays et de la région!»

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Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'exprime lors d'une conférence de presse aux côtés de la ministre islandaise des Affaires étrangères, Thorgerour Katrín Gunnarsdottir, à la Maison des Collections, mardi 6 octobre 2026, à Reykjavik, en Islande. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'exprime lors d'une conférence de presse aux côtés de la ministre islandaise des Affaires étrangères, Thorgerour Katrín Gunnarsdottir, à la Maison des Collections, mardi 6 octobre 2026, à Reykjavik, en Islande. (Mark Schiefelbein/Mark Schiefelbein/Pool AP via AP)

Des milliers de policiers sont mobilisés à Athènes en raison des manifestations prévues par des unions d’étudiants et des groupes de gauche mardi soir pour protester contre la visite du secrétaire d’État américain Marco Rubio.

«Rubio n’est pas le bienvenu, les assassins États-Unis-OTAN-UE (doivent rester) hors du pays et de la région!», peut-on lire sur les appels à manifester sur les réseaux sociaux.

De nombreuses manifestations ont eu lieu en Grèce pour soutenir la cause palestinienne au cours des dernières années.

Après une visite en Islande lundi soir, Marco Rubio doit se rendre à Athènes pour participer à un «dialogue stratégique» sur la sécurité régionale et énergétique, a indiqué le département d’État.

Des entretiens sont prévus mercredi avec son homologue grec George Gerapetritis et le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.

«La Grèce est un allié très important des États-Unis», a déclaré Marco Rubio aux journalistes avant son déplacement prévu à Athènes.

«C’est un pays où nous avons non seulement une présence militaire, mais aussi de solides liens économiques», a-t-il ajouté, cité par des médias grecs.

La police grecque a interdit les manifestations dans le centre d’Athènes mercredi et jusqu’au départ de M. Rubio jeudi.

Les guerres en Iran et en Ukraine ont affecté les approvisionnements énergétiques internationaux et la Grèce cherche à se positionner comme un hub clé en Europe du Sud-Est pour le transport de gaz naturel.

L’inauguration récente du gazoduc transatlantique, l’interconnexion entre la Grèce et la Bulgarie et les infrastructures dans le port d’Alexandroupolis, près de la frontière greco-turque, où arrive le gaz GNL américain, ont permis à la Grèce de contribuer au corridor vertical en direction de la Bulgarie, de la Roumanie, de la Moldavie, de l’Ukraine, de la Hongrie et de la Slovaquie.

La Grèce a récemment signé des accords avec deux consortiums menés par les géants énergétiques américains Chevron et ExxonMobil pour des forages exploratoires dans des zones maritimes au sud du Péloponnèse et de la Crète (sud), ainsi qu’en mer Ionienne (ouest) respectivement.

La visite de Rubio a été éclipsée par un article du Wall Street Journal (WSJ) publié récemment affirmant que l’ambassadrice américaine en Grèce, Kimberly Guilfoyle, aurait déclaré que les États-Unis pouvaient organiser un «changement politique» en Europe.

«Nous pouvons faire cela dans n’importe quel pays que nous voulons. Nous pouvons le faire ici», aurait-elle déclaré lors d’un dîner en mars auquel participaient des responsables grecs et américains.

«Il n’a jamais été question d’une menace contre le gouvernement grec, et rien de tel ne serait jamais toléré», avait déclaré la semaine dernière le porte-parole du gouvernement, Pavlos Marinakis, interrogé sur les déclarations de l’ambassadrice qui avaient provoqué la réaction de l’opposition de gauche.

«L’ambassadrice Guilfoyle a été une défenseuse incroyablement efficace du programme du président en Grèce et dans toute l’Europe», a dit pour sa part Marco Rubio, cité dans un communiqué ce week-end.

«Elle a contribué avec succès à faire avancer les intérêts énergétiques américains en Grèce et dans toute l’Europe du Sud-Est (…) comme le corridor énergétique vertical bipartite», a-t-il ajouté.

Marco Rubio conclura jeudi sa tournée européenne par une brève étape à Lisbonne.