Sans le pétrole du Venezuela, Cuba se retrouve plongée dans une crise énergétique sans précédent. Les compagnies aériennes rapatrient les voyageurs, il manque de carburant, d’électricité et de biens essentiels. La situation est difficile pour les 11 millions de Cubains.
Mais est-ce que cette crise énergétique risque de se transformer en crise humanitaire?
Selon François Audet, directeur de l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaire et également professeur titulaire à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, la crise humanitaire est imminente.
«Une crise humanitaire, par définition, c’est lorsqu’un gouvernement – un État, n’est plus capable de répondre aux besoins fondamentaux de sa population et c’est ce qui est en train de se passer à Cuba depuis déjà un certain temps», indique-t-il en entrevue avec Noovo Info.
Sans le pétrole vénézuélien, qui permettait à l’île des Caraïbes de produire de l’électricité, le pays plonge non seulement vers une crise humanitaire, mais aussi vers une crise politique et économique, soutient M. Audet.
Depuis l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, les États-Unis sont accusés de vouloir asphyxier Cuba et son régime communiste. Et selon le directeur de l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaire, comme la dictature politique contrôle l’économique Cubaine, le gouvernement de Miguel Diaz Canel pourrait prendre un coup.
Il soutient que contrairement à la Chine, qui a préservé sa doctrine communiste au niveau politique, mais qui a réussi à devenir une puissance commerciale, Cuba n’a jamais pu faire de même en raison de sa proximité avec les États-Unis.
«Les États-Unis l’ont toujours empêché. La chicane à la base, ça vient du fait qu’il y a énormément de Cubains, qui ont été expulsés lors de la révolution cubaine de Castro dans les années 1950 et 1960. Et aujourd’hui, à travers cette pression politique de la Floride, les États-Unis veulent s’assurer que c’est la fin du régime», mentionne M. Audet.
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