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Vers la fin des protections aux migrants honduriens, nicaraguayens et népalais aux États-Unis

Une cour d’appel américaine a ouvert la voie aux expulsions de migrants qui bénéficient du statut de protection temporaire.

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Des migrants portant des masques faciaux et des chaînes aux mains et aux pieds sont assis dans un avion militaire à Fort Bliss, à El Paso, au Texas, le 30 janvier 2025, dans l'attente de leur expulsion vers le Guatemala. Des migrants portant des masques faciaux et des chaînes aux mains et aux pieds sont assis dans un avion militaire à Fort Bliss, à El Paso, au Texas, le 30 janvier 2025, dans l'attente de leur expulsion vers le Guatemala. (Christian Chavez)

Une cour d’appel américaine a ouvert la voie lundi aux expulsions de migrants du Honduras, du Népal et du Nicaragua qui bénéficient du statut de protection temporaire (TPS) leur permettant de vivre aux États-Unis.

Le TPS, créé en 1990, empêche les autorités d’expulser des immigrés vers des pays jugés dangereux, que ce soit en raison de catastrophes naturelles, de conflits armés ou d’autres crises.

L’administration Trump a entrepris de démanteler la plupart de ces programmes, faisant planer le spectre de l’expulsion sur des centaines de milliers d’immigrés.

Un juge fédéral avait annulé la décision de l’administration Trump concernant les ressortissants du Honduras, du Népal et du Nicaragua mais une cour d’appel a cassé ce jugement permettant ainsi à l’administration de procéder aux expulsions.

«L’ordonnance précédente du tribunal annulant la fin du TPS pour le Népal, le Honduras et le Nicaragua est suspendue», a décidé la cour d’appel.

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Le TPS s’appliquait à plus de 51 000 Honduriens et 3 000 Nicaraguayens arrivés aux États-Unis après que l’ouragan Mitch a dévasté ces pays d’Amérique centrale en 1998.

Environ 7 000 Népalais bénéficiaient du TPS depuis un tremblement de terre survenu dans ce pays himalayen en 2015.

Les précédentes administrations ont toujours renouvelé le TPS pour les migrants qui en bénéficiaient mais Donald Trump a décidé d’y mettre un terme.

La ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem a affirmé lundi que «le TPS n’a jamais été conçu pour être permanent».

Son ministère a expliqué que les conditions se sont améliorées dans ces pays au point que leurs ressortissants peuvent y retourner sans danger.

La semaine dernière une juge fédérale avait bloqué une décision de l’administration Trump de mettre fin au TPS pour les 350 000 ressortissants haïtiens vivant aux États-Unis.