Une voiture piégée a explosé dans la nuit de dimanche à lundi devant un commissariat à Ojocaliente, ville du centre du Mexique, faisant sept blessés dont un policier, ont indiqué les autorités.
L’attentat s’est produit le jour de la fête patronale de cette localité du Zacatecas, État mexicain où les deux puissants cartels Sinaloa et Jalisco Nueva Generacion se disputent le contrôle de routes clés pour le trafic de drogue vers les États-Unis.
C’est la troisième attaque à l’explosif en moins d’une semaine dans le Zacatecas, selon un décompte établi par un correspondant de l’AFP.
«L’explosif avait été placé dans la voiture d’un particulier et il a causé des dégâts matériels au commissariat ainsi qu’à des bâtiments alentours», a indiqué le secrétaire au gouvernement de cet État, Rodrigo Reyes, sur le réseau Facebook.
Dans un précédent message, il avait fait état de «six civils blessés qui reçoivent déjà des soins».
Un policier a également été blessé dans l’explosion, qui a endommagé onze véhicules et deux voitures de patrouille, et dont le souffle a causé des dégâts à plusieurs habitations.
Des démineurs de l’armée ont été déployés sur place pour vérifier si d’autres engins pourraient encore s’y trouver, sans avoir explosé.
La rentrée des classes, prévue ce lundi, a été suspendue à Ojocaliente.
Nouveau point chaud
Après des années d’accalmie et un nombre d’homicides en forte baisse, de 1300 en 2022 à 144 en 2025 selon des chiffres officiels, la violence est de retour au Zacatecas, qui compte 1,6 million d’habitants.
Le 18 juillet, cinq corps ont été découverts pendus à un pont du bourg de Pozo de Gamboa, à environ 75 kilomètres d’Ojocaliente: un ancien maire, des fonctionnaires et des entrepreneurs de la région. Le même jour, cinq autres cadavres ont été retrouvés dans les environs.
Après cet événement rappelant les pires années de violence au Mexique, à l’époque de «la guerre contre la drogue» lancée en 2006, le Zacatecas est devenu un nouveau point chaud pour le gouvernement de la présidente Claudia Sheinbaum.
La dirigeante de gauche a abandonné le credo «des câlins, pas des balles» de son prédécesseur et mentor, Andrés Manuel Lopez Obrador, faisant grimper les chiffres de saisies de drogues et d’arrestations sur tout le territoire.
Elle a également ordonné le déploiement de militaires dans le Sinaloa et le Michoacan, face aux menaces de son homologue américain Donald Trump de prendre l’initiative au Mexique contre le trafic de drogues.
