International

Une organisation dépose une requête en justice en faveur d'un artiste cubain

Publié le 

Des personnes passent du temps à marcher sur la digue du Malecón pendant une panne de courant à La Havane, à Cuba, le vendredi 10 juillet 2026. (Photo AP/Ramon Espinosa) Des personnes passent du temps à marcher sur la digue du Malecón pendant une panne de courant à La Havane, à Cuba, le vendredi 10 juillet 2026. Photo AP (Ramon Espinosa)

Une organisation de défense des droits de la personne à Cuba réclame des informations sur le sort de l’artiste dissident Luis Manuel Otero Alcántara, arrêté en 2021 après avoir manifesté contre le gouvernement et dont la libération était prévue la semaine dernière.

Cette organisation, Cubalex, qui apporte une aide juridique aux dissidents et dénonce les violations des droits de la personne, a déposé lundi une requête en habeas corpus afin de s’assurer que l’artiste n’est pas illégalement privé de liberté.

Ni les amis de M. Alcántara ni les organisations militantes ne savent exactement où se trouve l’artiste ni quelle est sa situation juridique, a indiqué Cubalex.

«Les autorités judiciaires compétentes disposent désormais d’un délai légal de 72 heures pour se prononcer. Cette action en justice est intentée dans un contexte critique de vulnérabilité et d’absence de protection», a écrit Cubalex, une organisation opérant depuis l’étranger, sur son compte X.

L’Associated Press a adressé une demande de commentaires au gouvernement cubain, qui n’a pas répondu dans l’immédiat.

M. Alcántara, âgé de 38 ans, a été transféré de la prison de Guanajay la semaine dernière, deux jours avant l’expiration officielle de sa peine, le 9 juillet.

En octobre 2025, un autre militant bien connu, José Daniel Ferrer, est sorti de prison et s’est rendu directement aux États-Unis.

M. Alcántara avait été arrêté le 11 juillet 2021 alors qu’il tentait de se joindre à une manifestation massive contre les coupures d’électricité. En 2022, un tribunal l’avait condamné à cinq ans de prison pour trouble à l’ordre public, outrage et manque de respect envers les symboles nationaux.

Des organisations telles qu’Amnesty International l’ont qualifié de prisonnier politique, mais le gouvernement de l’île ne reconnaît pas ce statut.