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Une juge prolonge la suspension du déboisement d’un golf à Washington, un des chantiers de Trump

La juge Ana Reyes a décidé de cette prolongation après avoir entendu les deux parties lors d’une audition en urgence.

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Les troncs de grands arbres sont entourés de ruban de signalisation à l'East Potomac Golf Links, lundi 12 octobre 2026, à Washington. (hoto AP Les troncs de grands arbres sont entourés de ruban de signalisation à l'East Potomac Golf Links, lundi 12 octobre 2026, à Washington. (hoto AP (Mark Schiefelbein)

Une juge fédérale américaine a prolongé mardi jusqu’au 26 octobre tout nouveau déboisement sur le site d’un golf de Washington, un des multiples projets de rénovation voulus par Donald Trump dans la capitale, après l’abattage de centaines d’arbres.

La juge Ana Reyes avait suspendu lundi en urgence jusqu’à nouvel ordre tout nouvel abattage, donnant satisfaction à des défenseurs de l’environnement qui s’alarmaient de la coupe samedi de quelque 500 arbres sur le site, selon eux, et du projet des autorités d’en retirer des centaines d’autres dans le courant de la semaine.

La magistrate a décidé de cette prolongation après avoir entendu les deux parties lors d’une audition en urgence, au cours de laquelle elle a vertement reproché au gouvernement de n’avoir informé de ses intentions le tribunal et la partie adverse que vendredi en fin de journée.

En conséquence, elle ordonne que le gouvernement notifie avec un préavis de trois jours ouvrés toute autre «modification irrémédiable» sur le parcours de golf de l’East Potomac et convoque une nouvelle audience pour le 19 octobre.

Donald Trump, grand amateur de golf, veut faire rénover ce parcours, en état de délabrement à ses dires, affirmant qu’à terme il pourrait accueillir des tournois majeurs.

Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, l’ex-promoteur immobilier multiplie les projets de construction et rénovation pour laisser son empreinte sur Washington, assurant vouloir ainsi rendre sa splendeur à la capitale fédérale, négligée selon lui par ses prédécesseurs.

Mais l’opposition démocrate l’accuse de dilapider l’argent public au profit de sa propre vanité et nombre de ces projets font l’objet d’âpres contestations en justice.

Parmi eux figure la pharaonique salle de bal qu’il fait construire à la Maison-Blanche, au prix de la destruction au bulldozer d’une aile entière de la résidence présidentielle, ou encore la rénovation de la salle de spectacles du Kennedy Center, sur laquelle il souhaite faire apposer son nom.

Donald Trump a d’ailleurs reconnu lui-même cette motivation personnelle, dans une interview publiée début septembre.

«Personne ne le fera lorsque je ne serai plus là. Quand je partirai d’ici, personne ne le fera», a-t-il dit au New York Magazine, qui lui demandait s’il avait lancé tous ces chantiers pour sa propre gloire.