La dernière frappe militaire américaine contre un bateau soupçonné de transporter de la drogue dans l’est de l’océan Pacifique a fait trois morts dimanche, selon une publication diffusée sur les réseaux sociaux par le Commandement Sud des États-Unis.
La campagne menée par l’administration Trump visant à détruire des navires soupçonnés de trafic de drogue dans les eaux latino-américaines se poursuit depuis début septembre et a fait au moins 186 morts au total. D’autres frappes ont eu lieu dans la mer des Caraïbes.
L’armée n’a fourni aucune preuve indiquant que ces navires transportaient de la drogue.
Après l’attaque de dimanche, le Commandement Sud a publié une vidéo sur X montrant un bateau filant à toute allure avant qu’une explosion ne le réduise en cendres. Il a réitéré ses déclarations précédentes en affirmant avoir pris pour cible des trafiquants de drogue présumés le long de routes de contrebande connues.
Ces attaques ont débuté alors que les États-Unis renforçaient leur présence militaire dans la région comme jamais depuis des générations, et ont précédé de plusieurs mois le raid de janvier qui a permis de capturer le président vénézuélien, Nicolás Maduro. Il a été emmené à New York pour y être jugé pour trafic de drogue et a plaidé non coupable.
Le président Donald Trump a soutenu que les États-Unis étaient en «conflit armé» avec les cartels d’Amérique latine et a justifié ces attaques comme une escalade nécessaire pour endiguer le flux de drogue vers les États-Unis.
Ses détracteurs, quant à eux, ont remis en question la légalité globale de ces frappes contre des bateaux.
