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Une explosion dans un poste de police au Pakistan fait au moins 8 morts

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Sur cette photo prise avec un cellulaire, des policiers sécurisent une route menant au lieu où une puissante bombe a explosé dans une mosquée à Kohat, au Pakistan, vendredi 18 septembre 2026. Sur cette photo prise avec un cellulaire, des policiers sécurisent une route menant au lieu où une puissante bombe a explosé dans une mosquée à Kohat, au Pakistan, vendredi 18 septembre 2026. (B.S. Gillani/AP Photo/B.S. Gillani)

Une explosion au quartier général historique de la police à Kohat au nord du Pakistan a tué au moins 8 personnes et en a blessé 35 autres, ont indiqué vendredi des responsables, le président du pays accusant un groupe terroriste.

Une opération de secours était en cours après la déflagration au Old Police Lines dans la province pakistanaise de Khyber Pakhtunkhwa, selon Bilal Ahmed Faizi des services de secours.

Le chef de la police provinciale, Zulfiqar Hameed, a déclaré à l’AFP que huit personnes avaient été tuées et 35 blessées, sans donner plus de détails sur les victimes parmi la police et les civils. «L’enquête sur la nature de l’explosion est en cours», a-t-il ajouté.

M. Faizi a indiqué que plus de 45 secouristes avaient été déployés sur le site, dans l’enceinte de l’historique poste de police à Kohat, une ville d’environ 220 000 habitants.

Aucun groupe n’a revendiqué immédiatement la responsabilité de l’attaque, mais la région est en proie à une campagne violente du groupe islamiste Tehreek-i-Taliban Pakistan (TTP).

Le président pakistanais Asif Ali Zardari a exprimé ses «regrets» pour les victimes et adressé ses «meilleurs vœux de prompt rétablissement aux blessés de l’explosion».

«L’élimination complète de Fitna-al-Khawarij et des terroristes opérant avec un soutien étranger est essentielle pour la sécurité nationale», a-t-il déclaré, utilisant un autre terme pour désigner le TTP.

Les autorités pakistanaises appellent désormais le TTP «Fitna al-Khawarij» dans le cadre d’une stratégie politique, religieuse et sécuritaire destinée à délégitimer idéologiquement ce groupe armé. Fitna signifie «discorde» en arabe et Khawarij désigne un mouvement dissident des débuts de l’islam.

En utilisant ce terme l’État pakistanais cherche à présenter le groupe non seulement comme terroriste, mais aussi comme déviant sur le plan religieux, afin de lui retirer toute légitimité islamique.

Le Pakistan a imputé la recrudescence des attaques au Khyber Pakhtunkhwa et dans la province frontalière méridionale du Baloutchistan à la montée du militantisme en provenance d’Afghanistan, où le gouvernement taliban nie toute implication afghane.

Ces accusations ont provoqué une grave brouille et un conflit armé entre les deux pays voisins, et le Pakistan a mené des frappes aériennes meurtrières, qui, affirme-t-il, visent des militants sur le sol afghan.

Le gouvernement taliban à Kaboul et les Nations unies ont assuré que des dizaines de civils avaient été tués lors des dernières frappes pakistanaises dans l’est de l’Afghanistan en juin.