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Une agence fédérale approuve le concept du projet d'arc de triomphe à Washington

Cet arc fait partie des nombreux projets que le président républicain poursuit.

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Des rendus artistiques et des schémas du nouvel arc de triomphe du président Donald Trump, publiés par la Commission des beaux-arts des États-Unis et dont la construction est prévue à Washington entre le mémorial de Lincoln et le cimetière national d'Arlington, ont été photographiés vendredi 10 avril 2026. Des rendus artistiques et des schémas du nouvel arc de triomphe du président Donald Trump, publiés par la Commission des beaux-arts des États-Unis et dont la construction est prévue à Washington entre le mémorial de Lincoln et le cimetière national d'Arlington, ont été photographiés vendredi 10 avril 2026. (Jon Elswick)

Le projet du président Donald Trump concernant l’Arc de Triomphe qu’il souhaite faire ériger a franchi une nouvelle étape jeudi, après qu’une agence clé eut examiné la proposition pour la première fois.

Un membre de la commission a suggéré des modifications, notamment la suppression de la statue inspirée de la Statue de la Liberté et de la paire d’aigles qui devaient trôner au sommet de l’arc et en augmenter la hauteur.

Cet arc fait partie des nombreux projets que le président républicain poursuit, parallèlement à la construction d’une salle de bal à la Maison-Blanche, afin de laisser une empreinte durable à Washington.

La Commission des beaux-arts des États-Unis a voté en faveur de l’approbation du concept de l’arc. Les sept commissaires, tous nommés par M. Trump, examineront une version actualisée du projet avant de procéder à un vote final lors d’une prochaine réunion.

À l’ordre du jour de la réunion mensuelle de la commission figurait également son projet de repeindre en blanc la façade en granit gris de l’Eisenhower Executive Office Building, situé à côté de la Maison-Blanche.

Un troisième projet lié à la Maison-Blanche, la construction d’un centre souterrain destiné aux contrôles de sécurité des touristes et autres visiteurs, était également à l’étude.

L’arc mesurerait 76 mètres de haut, de sa base jusqu’à la torche brandie par une figure ressemblant à la Statue de la Liberté au sommet de la structure.

Cette figure serait flanquée au sommet de deux aigles et gardée à la base par quatre lions — tous dorés. Les phrases «One Nation Under God» («Une nation sous Dieu») et «Liberty and Justice for All» («Liberté et justice pour tous») seraient inscrites en lettres d’or de part et d’autre du monument.

Le vice-président de la commission, l’architecte James McCrery II, a indiqué qu’il préférait l’arc sans la figure ni les aigles au sommet. M. McCrery s’est également opposé à la présence des lions à la base.

L’arche serait construite sur une île artificielle gérée par le Service des parcs nationaux, du côté de la Virginie du fleuve Potomac, à l’extrémité du Memorial Bridge depuis le Lincoln Memorial à Washington.

L’arche éclipserait le Lincoln Memorial, qui mesure 30 mètres de haut, et atteindrait près de la moitié de la hauteur du Washington Monument, un obélisque d’environ 169 mètres.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a souligné mercredi que la hauteur de 76 mètres de l’arche rendrait hommage aux 250 ans d’existence des États-Unis.

Un groupe d’anciens combattants et un historien ont intenté une action devant un tribunal fédéral pour bloquer la construction, au motif que l’arche perturberait la ligne de vue entre le Lincoln Memorial et Arlington House au cimetière national d’Arlington, entre autres raisons.

Les services secrets américains, le ministère de l’Intérieur, le Service des parcs nationaux et le Bureau exécutif du président souhaitent lancer en août la construction d’un centre de 3066 mètres carrés destiné à contrôler les touristes et autres visiteurs de la Maison-Blanche.

Il serait construit sous Sherman Park, un terrain fédéral situé au sud-ouest de la Maison-Blanche, afin d’offrir un lieu plus sécurisé pour contrôler les personnes participant à des visites guidées de la Maison-Blanche ou assistant à des événements. La nouvelle installation comporterait sept files d’attente pour faciliter le traitement et réduire les temps d’attente.

Les responsables souhaitent qu’elle soit opérationnelle d’ici juillet 2028, six mois avant la fin du mandat de M. Trump.

Donald Trump a avancé que l’Executive Office Building était magnifique, mais qu’il n’aimait pas sa façade grise.

Deux propositions ont été soumises à la commission: recouvrir l’ensemble du bâtiment d’un blanc éclatant ou peindre la majeure partie en blanc tout en laissant intact le granit du sous-sol.

Dans des documents écrits, la Maison-Blanche a indiqué que le bâtiment avait été largement négligé depuis sa construction. Elle a déclaré que la couleur, le design et le volume du bâtiment ne s’«harmonisaient pas visuellement avec l’architecture environnante» et manquaient de «toute cohésion symbolique avec la Maison-Blanche».

Les travaux de peinture font également l’objet d’un litige devant un tribunal fédéral.

Le bâtiment se trouve de l’autre côté d’une allée, face à l’aile ouest. Il a été achevé en 1888 après 17 ans de travaux, et son extérieur en granit, ardoise et fonte en fait l’un des meilleurs exemples américains du style architectural du Second Empire français.

Il abritait à l’origine les départements d’État, de la Guerre et de la Marine. Il abrite actuellement, entre autres, les bureaux du vice-président et du Conseil national de sécurité.

Le bâtiment est classé monument historique national et figure également sur le registre national des lieux historiques.