Un architecte de Long Island, qui menait une double vie de tueur en série, a plaidé coupable mercredi du meurtre de sept femmes et a reconnu avoir tué une huitième victime dans le cadre d’une série de crimes restés longtemps non élucidés, connus sous le nom des «meurtres de Gilgo Beach».
Rex Heuermann, âgé de 62 ans, a fait part de ses aveux dans une salle d’audience bondée de journalistes et de proches des victimes, dont certains ont fondu en larmes lorsqu’il a détaillé ses crimes devant la cour.
Les aveux de culpabilité de Heuermann mettent un terme à une affaire qui a tourmenté les enquêteurs, fait souffrir les proches des victimes et captivé un public obsédé par les crimes réels pendant des années.
Heuermann a étranglé ces femmes, dont beaucoup étaient des travailleuses du sexe, sur une période de 17 ans et a enterré leurs restes dans des endroits reculés, notamment le long d’une route côtière isolée de l’autre côté de la baie, en face de chez lui, ont indiqué les autorités.
Il risque la prison à vie et sera condamné à une date ultérieure.
Le procureur du comté de Suffolk, Ray Tierney, a prévu une conférence de presse plus tard dans la journée de mercredi. Il sera accompagné des proches des victimes et des membres de la cellule d’enquête sur les homicides de Gilgo Beach, qui a résolu l’affaire grâce à des indices, notamment de l’ADN prélevé sur une croûte de pizza jetée.
L’enquête a véritablement débuté en 2010 après que la police eut découvert de nombreux restes humains alors qu’elle recherchait une femme disparue le long de la côte sud de Long Island, déclenchant une chasse à l’homme contre un tueur en série potentiel qui a suscité un intérêt mondial et donné lieu à un film hollywoodien.
