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Un Russo-Canadien condamné à 7 ans de prison en Russie pour «haute trahison»

Selon le FSB, cet homme s’est attelé à partir de février 2022 à un projet visant à «porter atteinte à la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Russie».

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Le Kremlin se détache sur le ciel rouge du coucher de soleil à Moscou, mardi 21 juillet 2026. Le Kremlin se détache sur le ciel rouge du coucher de soleil à Moscou, mardi 21 juillet 2026. (Pavel Bednyakov/AP Photo/Pavel Bednyakov)

Un homme ayant la nationalité russe et canadienne a été condamné à 7 ans de prison en Russie pour «haute trahison» après avoir été reconnu coupable d’avoir voulu porter atteinte à la sécurité nationale, ont annoncé mercredi les services de sécurité russes (FSB).

Selon le FSB, cet homme s’est attelé à partir de février 2022, date à laquelle la Russie a lancé son offensive à grande échelle en Ukraine, à un projet visant à «porter atteinte à la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Russie».

L’enquête visant cet homme, présenté comme étant «N.F. Ziouzev», s’est déroulée dans la république des Komis, située dans le Grand Nord russe, ont indiqué les services de sécurité dans un communiqué. La condamnation a été prononcée par la cour suprême de cette république.

Il est accusé d’avoir projeté de former à l’étranger des personnes susceptibles de créer des mouvements séparatistes chez des peuples autochtones de Russie, de distribuer des documents «extrémistes», et de collecter des informations pour le compte d’organismes publics et de centres d’analyses de l’Union européenne.

Le FSB affirme que cet homme a reçu plus de deux millions d’euros de 12 organisations étrangères, dont des organismes allemand, français, britannique et suédois, spécialisés en politique étrangère, en coopération internationale ou dans les droits humains.

Selon le site de Memorial, principale ONG russe de défense des droits humains, il s’agit de Nikolaï Fiedossievitch Ziouzev, chercheur et professeur de philosophie, âgé de 70 ans.

Depuis le début de son offensive en Ukraine, les tribunaux de la Russie ont condamné à de lourdes peines d’emprisonnement des centaines de citoyens pour «trahison», «sabotage» ou «espionnage». Plusieurs ressortissants étrangers ont aussi été condamnés et emprisonnés pour avoir été accusés notamment de «mercenariat» au profit de l’Ukraine.

Selon Memorial, plus de 1 800 prisonniers politiques sont actuellement derrière les barreaux en Russie.