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Un responsable du Pentagone à l’OTAN pour discuter de la présence américaine en Europe

«Les États-Unis mènent des consultations avec leurs Alliés dans le cadre de la révision de leur posture de défense en Europe.»

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Elbridge Colby, sous-secrétaire américain à la politique de Défense, participe à une réunion du Groupe de contact sur la défense de l'Ukraine au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 12 février 2026. Photo AP/Geert Vanden Wijngaert Elbridge Colby, sous-secrétaire américain à la politique de Défense, participe à une réunion du Groupe de contact sur la défense de l'Ukraine au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 12 février 2026. Photo AP/Geert Vanden Wijngaert (Geert Vanden Wijngaert)

Le sous-secrétaire américain à la Défense, Elbridge Colby, se rendra jeudi au siège de l’OTAN à Bruxelles pour discuter avec les Alliés européens de la présence militaire américaine sur leur continent, que Washington entend redimensionner.

«Les États-Unis mènent des consultations avec leurs Alliés dans le cadre de la révision de leur posture de défense en Europe», a indiqué mercredi à l’AFP un responsable de l’Alliance atlantique, précisant que Elbridge Colby participerait à une réunion du Conseil de l’Atlantique Nord, l’instance dirigeante de l’OTAN.

«Nous devons envoyer jeudi un message européen uni pour montrer comment nous montons en puissance ensemble», a expliqué de son côté un diplomate européen à Bruxelles.

Les États-Unis ont décidé en juin de se donner six mois pour revoir leur présence militaire en Europe, avec pour objectif que l’Europe assume à terme «la responsabilité première de sa défense conventionnelle». Cet examen de leur engagement sur le continent européen a formellement débuté fin juillet.

L’exigence par les États-Unis d’un meilleur partage du fardeau entre Européens et Américains dans la défense du continent n’est pas nouvelle. Mais elle a pris un tour plus dramatique depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche l’an dernier.

Sous pression du président américain, les Alliés européens et le Canada se sont engagés à consacrer au moins 5% de leur Produit intérieur brut (PIB) à leur défense d’ici 2035.

Cette montée en puissance s’accompagne d’une réduction de l’engagement américain, y compris de retraits de troupes. Les États-Unis ont annoncé en mai leur décision de retirer entre 4000 et 5000 soldats en Allemagne, sur les 36 000 stationnés dans ce pays.

Washington a également indiqué début juin sa volonté de réduire sa contribution au «modèle de forces» de l’Alliance, qui permet à cette dernière de savoir sur quels moyens militaires elle peut compter de la part de ses 32 pays membres en cas de nécessité.