Le sous-secrétaire américain à la Défense, Elbridge Colby, se rendra jeudi au siège de l’OTAN à Bruxelles pour discuter avec les Alliés européens de la présence militaire américaine sur leur continent, que Washington entend redimensionner.
«Les États-Unis mènent des consultations avec leurs Alliés dans le cadre de la révision de leur posture de défense en Europe», a indiqué mercredi à l’AFP un responsable de l’Alliance atlantique, précisant que Elbridge Colby participerait à une réunion du Conseil de l’Atlantique Nord, l’instance dirigeante de l’OTAN.
«Nous devons envoyer jeudi un message européen uni pour montrer comment nous montons en puissance ensemble», a expliqué de son côté un diplomate européen à Bruxelles.
Les États-Unis ont décidé en juin de se donner six mois pour revoir leur présence militaire en Europe, avec pour objectif que l’Europe assume à terme «la responsabilité première de sa défense conventionnelle». Cet examen de leur engagement sur le continent européen a formellement débuté fin juillet.
L’exigence par les États-Unis d’un meilleur partage du fardeau entre Européens et Américains dans la défense du continent n’est pas nouvelle. Mais elle a pris un tour plus dramatique depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche l’an dernier.
Sous pression du président américain, les Alliés européens et le Canada se sont engagés à consacrer au moins 5% de leur Produit intérieur brut (PIB) à leur défense d’ici 2035.
Cette montée en puissance s’accompagne d’une réduction de l’engagement américain, y compris de retraits de troupes. Les États-Unis ont annoncé en mai leur décision de retirer entre 4000 et 5000 soldats en Allemagne, sur les 36 000 stationnés dans ce pays.
Washington a également indiqué début juin sa volonté de réduire sa contribution au «modèle de forces» de l’Alliance, qui permet à cette dernière de savoir sur quels moyens militaires elle peut compter de la part de ses 32 pays membres en cas de nécessité.
