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Un rapport de la Maison-Blanche qualifie les dirigeants du Smithsonian d'activistes

Ce rapport survient alors que Donald Trump mène une campagne agressive visant à réformer certaines des institutions culturelles et historiques les plus sacrées de Washington.

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Lonnie Bunch, secrétaire de la Smithsonian Institution, prend la parole lors d'un événement, le 20 février 2026, à Washington. AP Photo/Allison Robbert, Archive ARCHIVES - Lonnie Bunch, secrétaire de la Smithsonian Institution, prend la parole lors d'un événement, le 20 février 2026, à Washington. AP Photo (Allison Robbert)

Un rapport de la Maison-Blanche qualifie les dirigeants de la Smithsonian Institution, en particulier ceux du Musée national d’histoire américaine, d’activistes radicaux auxquels on ne peut pas faire confiance, ce qui laisse entendre que le président Donald Trump pourrait s’apprêter à mettre en place sa propre équipe.

Ce rapport, publié tard dans la soirée du Jour de l’Indépendance par le conseil de la politique intérieure de la Maison-Blanche, survient alors que M. Trump mène une campagne agressive visant à réformer certaines des institutions culturelles et historiques les plus sacrées de Washington.

En mars, M. Trump avait révélé son intention d’imposer des changements au sein de la Smithsonian Institution par le biais d’un décret ciblant le financement des programmes promouvant des «discours clivants» et une «idéologie inappropriée», poursuivant ainsi sa campagne de dénigrement contre une culture qu’il juge trop progressiste.

«On ne peut pas faire confiance à la Smithsonian Institution, et au Musée national d’histoire américaine en particulier, sous sa direction actuelle et avec son idéologie interprétative actuelle, pour raconter l’histoire de l’Amérique honnêtement et d’une manière qui soit inspirante, unificatrice et digne de notre grande république», indique le rapport du conseil, dirigé par un ancien rédacteur en chef des discours de M. Trump.

Les auteurs ont ajouté: «Comme le montre ce rapport, confirmé par les propos de la direction du musée, cette mainmise idéologique a détourné la mission du musée d’un enseignement historique et d’une recherche objectifs vers un activisme politique extrême qui cherche à transformer notre pays.»

Le Smithsonian n’a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires dimanche.

L’historien Lonnie Bunch, actuel secrétaire du Smithsonian, est le premier Afro-Américain à diriger cette institution. Dans une entrevue sur un autre sujet diffusée dimanche dans l’émission «Meet the Press» de NBC, M. Bunch a affirmé: «C’est la notion d’une union plus parfaite, et non d’une union parfaite, qui me motive véritablement.»

«Je pense que ce que je veux que les gens comprennent, c’est qu’il y a une responsabilité à continuer de rendre ces aspirations disponibles, accessibles et significatives pour un large éventail de personnes, a indiqué M. Bunch. Et que, par essence, la plus grande force de l’Amérique, ce n’est pas de fuir son histoire, mais de comprendre comment cette histoire nous a façonnés et continue de nous façonner.»

L’historienne Anthea M. Hartig est la première femme à occuper le poste de directrice du Musée national d’histoire américaine.

Pas la première tentative

Les efforts croissants du président Trump pour imposer des changements au Smithsonian marquent la dernière initiative du président républicain visant à transformer les piliers culturels de la société, tels que les universités et l’art, qu’il considère comme en décalage avec les sensibilités conservatrices.

M. Trump s’était lui-même fait nommer président du John F. Kennedy Center for the Performing Arts dans le but de remanier la programmation. De plus, son conseil d’administration, trié sur le volet, avait voté l’ajout de son nom au bâtiment, avant qu’un juge fédéral n’ordonne par la suite le retrait de cette inscription.

L’administration a également contraint l’Université Columbia à procéder à une série de changements de politique en menaçant cette université de l’Ivy League de la priver de plusieurs centaines de millions de dollars de financement fédéral.

Le président Trump a également imposé des changements sur des sites historiques en dehors de Washington, notamment à Philadelphie, où l’administration a obtenu la semaine dernière une décision de justice lui permettant de réinstaller des panneaux explicatifs qui, selon les critiques, édulcorent l’histoire de l’esclavage sur le site de la demeure du président George Washington. Depuis des mois, des militants, des universitaires et des responsables s’inquiètent que la version conforme à l’ordre de M. Trump ne présente une histoire minimisant les souffrances du passé du pays au profit d’une vision plus triomphante.

Le gouverneur Josh Shapiro, démocrate de Pennsylvanie, a accusé M. Trump et ses alliés de tenter de «réécrire l’histoire».

«Il n’existe pas de récit unique de notre histoire que le président puisse présenter», a soutenu M. Shapiro, candidat potentiel à la présidence, lors d’une entrevue diffusée dimanche dans l’émission «State of the Union» sur CNN. «Et tout président devrait veiller à ce que cette histoire soit présentée dans son intégralité, afin que le peuple américain puisse tirer ses propres conclusions.»

«Si nous comprenons d’où nous venons, nous serons mieux à même de tracer la voie à suivre», a-t-il ajouté.

Le conseil de politique intérieure de M. Trump n’est pas nécessairement du même avis.

Le Musée national d’histoire américaine «confronte les visiteurs à des documents destinés à discréditer les institutions américaines et les idéaux communs de longue date du peuple américain, indique le rapport du conseil. Nous devons nous engager à rétablir la vérité et le bon sens dans la manière dont l’histoire américaine est présentée et enseignée».

Dans le cadre de la mise en œuvre du décret de M. Trump, intitulé «Rétablir la vérité et le bon sens dans l’histoire américaine», l’examen a conclu que le musée «par l’intention et sous la direction des responsables actuels du musée et de la Smithsonian Institution, a été pris en otage par une idéologie radicale et militante qui s’oppose fondamentalement à la narration de l’histoire noble et honnête de ce grand pays que nous connaissons et aimons».