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Viol collectif présumé à l’université Cornell: une procureure spéciale pour diriger l’enquête

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Shown is the the Chi Phi fraternity house at Cornell University in Ithaca, N.Y., Thursday, Oct. 1, 2026. (AP Photo/Matt Rourke) Sur cette photo, on voit la résidence de la fraternité Chi Phi à l'Université Cornell, à Ithaca, dans l'État de New York, le jeudi 1er octobre 2026. Crédit image | Photo AP (Matt Rourke)

La gouverneure de l’État de New York, Kathy Hochul, a annoncé nommer une procureure spéciale pour diriger une enquête relancée sur un viol en réunion présumé commis en octobre 2024 par des étudiants de la prestigieuse université Cornell.

Signe de l’importance prise par cette affaire, Mme Hochul a choisi pour cette mission Letitia James, la procureure générale de New York, célèbre pour ses investigations contre Donald Trump ou l’ex-gouverneur Andrew Cuomo.

Dans une plainte au civil récente, la victime présumée, étudiante de 20 ans au moment des faits, affirme avoir été droguée et violée par sept membres de la fraternité Chi Phi, une association d’élèves uniquement masculine.

Ces étudiants n’avaient pas été poursuivis à l’époque par le procureur du comté de Tompkins, dont relève l’université Cornell, le témoignage de la plaignante ne permettant pas selon lui d’établir une absence de consentement.

Deux ans plus tard, l’affaire a pris une résonance nationale, la plainte récente ayant été largement relayée en ligne, suscitant une avalanche de réactions indignées, notamment d’élus et de célébrités.

«Des nouvelles informations rendues publiques soulèvent des questions graves (sur la façon dont ce dossier a été géré)», a commenté la gouverneure Hochul dans un communiqué jeudi.

«Cela a sapé ma confiance, et la confiance du public, sur la capacité du procureur local à enquêter efficacement et à poursuivre en justice», a-t-elle ajouté pour justifier sa désignation d’un procureur spécial.

L’affaire jette une lumière crue sur les fraternités des campus américains, régulièrement accusées d’être un univers marqué par des soirées de débauche, la loi du silence, l’entre-soi et des bizutages humiliants.

La représentante Alexandria Ocasio-Cortez, figure progressiste chez les démocrates, a dénoncé une «culture du viol» dans ces établissements d’élite.