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Un nouveau mécanisme «d’urgence» réclamé par l’UE après la crise de migrants à Ceuta

Ce «cadre européen de réponse d’urgence» répondrait notamment à des situations où «des mouvements de masse» aux frontières de l’Union européenne.

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Ceuta: des migrants renvoyés au Maroc La police et les forces armées espagnoles à Ceuta continuaient d'escorter vers le Maroc des migrants alors que selon Madrid, la plupart des 60 000 migrants qui ont franchi illégalement la frontière ont été renvoyés.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dit mercredi envisager un nouveau mécanisme de «réponse d’urgence» à des crises migratoires, après l’afflux fin juillet de milliers de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta.

Ce «cadre européen de réponse d’urgence» répondrait notamment à des situations où «des mouvements de masse» aux frontières de l’Union européenne «sont orchestrés et utilisés comme arme», a précisé la dirigeante allemande lors de son discours de rentrée devant le Parlement européen à Strasbourg.

«Les événements de cet été montrent que nos instruments doivent évoluer, en particulier pour les situations d’urgence. L’Europe a besoin des moyens de protéger ses frontières en permanence», a insisté Mme von der Leyen.

Sans en préciser les contours à ce stade, elle a souligné que ce mécanisme d’urgence ne serait «déclenché que sur la base d’un ensemble de critères strictement définis».

Des migrants se tiennent près de leurs tentes sur la plage d'El Trampolín, dans l'enclave espagnole de Ceuta, mercredi 2 septembre 2026. Des migrants se tiennent près de leurs tentes sur la plage d'El Trampolín, dans l'enclave espagnole de Ceuta, mercredi 2 septembre 2026. (Francis González/AP Photo/Francis González)

«Et, dans ces cas-là, il permettra une flexibilité limitée dans le temps et précisément encadrée par rapport aux procédures standard».

L’Union européenne avait annoncé le 9 septembre une aide d’urgence d’environ 115 millions d’euros à l’Espagne pour la soutenir dans la gestion de l’enclave de Ceuta.

La majorité des plus de 70 000 migrants entrés en provenance du Maroc dans la petite enclave espagnole d’Afrique du Nord fin juillet a quitté rapidement le territoire, mais des milliers sont toujours présents à Ceuta, dans des conditions souvent précaires.