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Un juge maintient sa décision de retrait du nom de Trump du Kennedy Center

Le Kennedy Center a notamment retiré lundi le nom de Donald Trump de son site internet, mais pas encore de l’édifice lui-même.

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Un ouvrier est assis sur un échafaudage au Centre John F. Kennedy pour les arts du spectacle à Washington, le vendredi 12 juin 2026. Photo AP Un ouvrier est assis sur un échafaudage au Centre John F. Kennedy pour les arts du spectacle à Washington, le vendredi 12 juin 2026. Photo AP (Cliff Owen)

Un juge fédéral américain a rejeté vendredi une demande du Kennedy Center, contrôlé par Donald Trump et ses proches, de surseoir à l’application de sa décision de retirer le nom du président républicain de la façade de la prestigieuse salle de spectacles à Washington.

Le Kennedy Center a notamment retiré lundi le nom de Donald Trump de son site internet, mais pas encore de l’édifice lui-même, où des échafaudages ont été installés vendredi en fin de matinée, à l’approche de l’échéance.

Ce juge a ordonné le 29 mai au conseil d’administration de retirer, dans un délai de deux semaines, toute référence «au président Trump ou à tout individu autre que le président Kennedy» sur le bâtiment lui-même, sur le site internet du Kennedy Center ou toute marque déposée.

Donald Trump a réagi en annonçant qu’il allait «travailler avec le Congrès pour lui transférer» le contrôle du Kennedy Center.

Le président républicain, après avoir placé ses proches à la direction du conseil d’administration de l’institution, a accolé en décembre son nom à celui de son lointain prédécesseur démocrate assassiné John F. Kennedy pour la rebaptiser «Trump Kennedy Center».

Ce changement a été dénoncé par la famille du président Kennedy et par l’opposition démocrate qui en conteste la légalité.

Le juge a par ailleurs suspendu jusqu’à nouvel ordre la fermeture pour deux ans du Kennedy Center, considérant que le conseil avait manqué à son «devoir de prudence» en ne tenant pas compte des retombées négatives de cette fermeture.

Il a néanmoins autorisé la poursuite des travaux de réparation prévus, dont «le besoin apparaît criant» et a précisé qu’il ne s’opposerait pas à une nouvelle décision de fermeture si elle était prise au terme d’une évaluation plus approfondie des inconvénients et des avantages.