Un juge fédéral américain a accepté vendredi de prolonger le gel ordonné par la justice concernant la création et la gestion, par l’administration Trump, d’un fonds de 1,8 milliard $US destiné à indemniser les personnes se déclarant victimes d’un gouvernement ayant utilisé ses pouvoirs à des fins abusives.
Au début du mois, le procureur général par intérim, Todd Blanche, a déclaré au Congrès que le gouvernement abandonnait son projet de fonds face à une vive opposition bipartisane.
Les avocats du gouvernement ont fait valoir que les poursuites contestant le fonds étaient désormais sans objet, mais les avocats des plaignants ne sont pas satisfaits des assurances données par M. Blanche selon lesquelles le fonds ne verra pas le jour.
Le président Donald Trump, quant à lui, n’a pas publiquement et sans équivoque approuvé son annulation.
La juge fédérale de district Leonie Brinkema a statué que le «Fonds anti-militarisation» du gouvernement resterait bloqué jusqu’à nouvel ordre de la cour. Elle a accordé une semaine aux parties pour négocier un accord permettant à M. Blanche de présenter une déclaration sous serment attestant que l’administration ne relancera pas le fonds.
Leonie Brinkema avait précédemment accepté d’empêcher temporairement l’administration de mettre en œuvre le fonds pendant au moins deux semaines. Son ordonnance du 29 mai devait expirer vendredi.
L’administration républicaine de Donald Trump a créé ce fonds pour régler son litige avec l’Internal Revenue Service (IRS) concernant la fuite de ses déclarations fiscales.
Les plaignants qui ont intenté une action en justice pour bloquer les versements du fonds font valoir que le gouvernement ne peut légalement détourner l’argent des contribuables vers ce qu’ils qualifient de caisse noire destinée à indemniser les alliés de Donald Trump.
