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Attaque en France: un mort et des blessés, le tireur soupçonné de racisme

Les autorités ont ouvert une enquête sur ces faits, qualifiés de «très graves», pour «assassinat en relation avec une entreprise terroriste».

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Fusillade en France: un mort et des blessés, le tireur soupçonné de racisme L’homme qui a tiré en rafale vendredi depuis une voiture dans la banlieue de Paris est soupçonné d’avoir voulu s’en prendre à des personnes issues de l’immigration.

L’homme qui a tiré en rafale vendredi depuis une voiture dans la banlieue de Paris, soupçonné d’avoir voulu s’en prendre à des personnes issues de l’immigration, a commis un «attentat à connotation raciste, probablement islamophobe», a accusé le maire de Trappes, Ali Rabeh.

Une personne a été tuée et cinq autres blessées à Trappes et La Verrière dans le département des Yvelines, au sud-ouest de la capitale, selon le ministre de l’Intérieur français Laurent Nuñez, dont une enfant de 12 ans.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est rapidement saisi des faits. Il a annoncé avoir ouvert une enquête pour «assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée».

La police fouille une voiture dans une station-service après une fusillade survenue à Trappes, près de Paris, vendredi 23 octobre 2026. La police fouille une voiture dans une station-service après une fusillade survenue à Trappes, près de Paris, vendredi 23 octobre 2026. (Emma Da Silva/AP Photo/Emma Da Silva)

Le maire de Trappes a estimé que la fusillade était «objectivement un attentat, à connotation raciste, probablement islamophobe».

«C’est probablement l’un des premiers, une première tentative de crime de masse à connotation islamophobe et raciste», a poursuivi Ali Rabeh (gauche), appelant à la «concorde républicaine».

En déplacement dans cette ville de banlieue populaire, Laurent Nuñez, accompagné de la ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a dénoncé un «crime terroriste» et «un acte extrêmement grave», se félicitant de ce que le «périple meurtrier» ait été interrompu.

Le président Emmanuel Macron devait se rendre vendredi en fin d’après-midi à Trappes sur les lieux d’«un attentat terroriste raciste», selon un communiqué de la présidence.

Le chef de l’État devait exprimer «sa solidarité à l’ensemble des personnes mobilisées» et s’entretenir «avec le maire, les forces de secours ainsi que des habitants de Trappes», ajoute le communiqué.

«Cauchemar»

Après avoir tiré en rafale depuis une voiture, le suspect a été interpellé à Coignières (Yvelines), selon une source policière, indiquant que les faits s’étaient produits vers 10h30.

Selon une autre source policière, le suspect est âgé de 39 ans et est domicilié à Plaisir, à quelques kilomètres des lieux de la fusillade.

Il a été interpellé en possession d’un pistolet mitrailleur, de grenades de gaz lacrymogène et est inscrit dans le fichier du Traitement d’antécédents judiciaires (TAJ), mais est inconnu du renseignement territorial, selon cette source.

Des enquêteurs de la police scientifique et des policiers recherchent des indices après une fusillade survenue à Trappes, en banlieue parisienne, vendredi 23 octobre 2026. Des enquêteurs de la police scientifique et des policiers recherchent des indices après une fusillade survenue à Trappes, en banlieue parisienne, vendredi 23 octobre 2026. (Emma Da Silva/AP Photo/Emma Da Silva)

Il a été placé en garde à vue, a précisé le PNAT.

Nicolas Dainville, maire de La Verrière, a précisé à l’AFP qu’une fille de 12 ans avait été grièvement blessée par huit impacts de balle, mais que son état était désormais «stabilisé».

Il a ajouté que deux hommes de ménage, «de type africain», avaient été blessés alors qu’ils nettoyaient une école par le suspect, qui serait «sorti de son véhicule pour tirer».

«C’est l’effroi, le traumatisme, un cauchemar», a-t-il déclaré à l’AFP.

Selon Ali Rabeh, qui s’exprimait sur la télévision BFMTV, parmi les victimes, «la personne décédée est d’origine africaine et la personne en urgence absolue est d’origine maghrébine».

Sur X, le président Macron a affirmé que «la Nation» se tenait «aux côtés» des victimes et des habitants des villes concernées par cette «terrible épreuve». Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a lui qualifié les faits de «très graves».

«Carnage»

Samy, un habitant de Trappes, a vu un corps allongé au sol depuis sa fenêtre. Sa mère, a-t-il témoigné auprès de l’AFP, était dans la rue et a vu une voiture Renault Clio grise «passer à toute allure» et a entendu «des détonations».

«Clairement, là, j’ai le cœur brisé et ce qui m’anime, c’est la peur», a témoigné un autre résident, Adel, 50 ans, qui n’a pas non plus donné son nom. «Tout simplement parce que le profil des victimes, de ce qu’on en sait (…) ce sont des profils de personnes qui sont racisées. Et moi-même, je suis d’origine maghrébine et (…) ça fait peur pour toutes les personnes qui ont ce même profil dans la ville et Dieu sait qu’on en a beaucoup.»

«C’est un miracle qu’on n’ait pas davantage de victimes», a estimé Ali Rabeh sur BFMTV, faisant état de «nombreux tirs à travers différents quartiers» de Trappes.

Il a évoqué un tireur qui, «manifestement, tirait au hasard et avait envie de faire un carnage».

Une cellule d’aide psychologique a été mise en place.