Tous les yeux sont rivés vers le Groenland depuis les propos du président américain Donald Trump, qui répète ad nauseam vouloir obtenir le territoire danois à tout prix.
Les visées impérialistes des États-Unis ne datent toutefois pas d’hier. Depuis la création des Treize colonies en Amérique, l’expansion des États-Unis n’a jamais cessé, rappelle Jonathan Veillette, professeur en science politique au Cégep Édouard-Montpetit de Longueuil.
M. Veillette a d’ailleurs énuméré quelques dates importantes dans l’histoire du pays de l’Oncle Sam qui le démontrent:
1803 – Les États-Unis triplent leur territoire en faisant achetant la Louisiane à la France. Il s’agit de la première expansion à l’intérieur du territoire reconnu, souligne M. Veillette.
1819 – Les Américains font l’acquisition de la Floride, qui appartenait à l’Espagne.
1845 – Le Texas est annexé par les États-Unis après s’être séparé du Mexique en 1836. S’ensuit une guerre entre le Mexique et les États-Unis. «Le conflit entraîne l’acquisition de terres vers l’ouest», ajoute M. Veillette.
Quelques années plus tard, les États-Unis tentent d’obtenir le Groenland pour la première fois:
1867 - Le secrétaire d’État William Henry Seward envisage l’achat du Groenland lors de l’acquisition de l’Alaska, mais le projet ne se réalise pas.
1910 - L’ambassadeur américain au Danemark propose une offre substantielle, sans succès.
1946 - Le président Harry Truman offre 100 M$ en or pour le Groenland. Le Danemark refuse.
«Le Danemark faisant partie de l’OTAN, il n’y a pas de nécessité pour assurer la sécurité ce territoire-là», a renchéri M. Veillette, qui mentionne que quelques bases américaines se trouvent déjà sur le territoire danois en raison de la Guerre froide.
Le professeur avance que nos voisins du sud carburent à ce qu’on appelle la «destinée manifeste», «cette conception des États-Unis à être promis à quelque chose de grandiose». «Ils doivent donc s’affirmer en tant que puissance dans le monde», a-t-il conclu.
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